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Agoria au micro de Track Record : une galaxie en expansion

Avec son dernier album mystérieusement baptisé .dev à la fois minimal et introspectif, le DJ compositeur et producteur français Sébastien Devaud alias Agoria signe son grand retour sur la scène électro. Et prend la parole pour raconter son aventure musicale étonnante dans un nouveau podcast sur les DJs intitulé Track Record. A écouter d’urgence, ensemble ou séparément ! 

Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine (:-) Agoria fut l’un des premiers grands noms de la musique à accorder un entretien au Prescripteur. C’était à l’occasion de la création de son label Sapiens en 2017, et déjà on sentait une envie de réunir autour de lui des talents d’univers très différents et de mixer habilement les qualités et les personnalités pour que chacun puisse donner le meilleur.

Après un précédent album solaire intitulé Drift (2019) son nouvel opus s’impose comme un retour aux sources de ce qui a fait l’identité et le succès d’Agoria : un minimalisme à la fois puissant, poétique et inspirant. Il s’est une fois encore accompagné de talents aux profils très divers, de l’étonnante colombienne Ela Minus aux rappeurs américains STS et Rome Fortune en passant par son acolyte de toujours, Blasé. Entre voix énigmatiques et flows bien balancés, le son d’Agoria s’inscrit comme le vaisseau entre ces univers qu’on aurait pu dire éloignés.

Mais le mystère de cet album ne s’arrête pas à la musique qu’il contient ou à l’étonnante chèvre qui fait sa couverture, tout comme son auteur n’est pas que musicien. A la fois artiste (il a exposé à Miami) et passionné de sciences, Agoria a souhaité lancer avec .dev une réflexion plus large sur le monde dans lequel nous vivons. 

Ainsi, un jeu de pistes de NFT  créés en collaboration avec le physicien  Nicolas Desprat a accompagné la sortie de l’album et du premier single “What if the dead dream” pour questionner la place que nous donnons au vivant en parallèle avec le développement de l’intelligence artificielle.

Dans une autre dimension où dominent toujours les algorithmes, il est également possible d’écouter l’album avec d’infinies variations grâce à une nouvelle technologie mise en place par les ingénieurs anglais de Bronze. On peut ainsi découvrir l’album sous un format en perpétuelle évolution qui remet en question la notion d’enregistrement et invite à appréhender la musique autrement.

On l’aura compris, Agoria n’a pas fini de nous surprendre et de nous faire réfléchir, en musique comme ailleurs. Dans le premier épisode du nouveau podcast sur les DJs Track Record, il dévoile toutes les coulisses de cet album et de son parcours. A écouter avant ou après l’album pour voyager encore un peu plus loin dans la galaxie Agoria.

Extraits choisis :

Sur la pochette de l’album

Dans une société où on suit beaucoup de normes, de codes, où on est dans des moules, je trouvais intéressant de prendre l’animal, de le mettre dans notre monde à nous et de se questionner là-dessus.

Agoria dans le nouveau podcast Track Record

Sur la musique électronique

Nous sommes forcément à la fin d’un cycle où la créativité et le questionnement qu’on propose ne sont plus le centre d’intérêt.

Agoria dans le nouveau podcast Track Record

Je n’ai pas envie d’être une sorte de recette. On ne va pas manger tous les jours le même plat!

Agoria dans le nouveau podcast Track Record

Sur son job de patron de label

Je me vois plus comme un medium que comme un couperet (…). Parfois on sort des morceaux et celui qui je pense va marcher ne marche pas du tout! Et c’est la Face B, hybride, qui va cartonner ! Personne n’a la science absolue.

Agoria dans le nouveau podcast Track Record

Sur sa collaboration avec Ela Minus pour “What if the dead dream”

La connexion était assez dingue, que je fasse ce morceau et que je le lui envoie à elle sans savoir ce qui lui était arrivé…

Agoria dans le nouveau podcast Track Record

Ecoutez le 1er épisode de Track Record avec Agoria ici

Pour tout savoir sur l’album .dev et ses différents contenus, c’est ici.

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