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Alice & moi – « Les femmes ont des désirs et on a le droit d’en parler ! »

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Alice et Moi fait partie de cette nouvelle génération de jeunes artistes qui incarne le renouveau de la chanson française. Tout droit sortie de Science Po, Alice décide d’abandonner ses projet journalistique pour se lancer à cœur perdu dans la chanson avec des morceaux toujours plus entraînants et des paroles abordant le désir sous toutes ses formes. Rencontre avec cette passionnée de musique à la conquête de ses rêves.

Tu as fait tes études à Sciences Po pour devenir journaliste, ça ne te faisait pas vibrer au final ?

En entrant à Science Po, je savais déjà que je voulais faire de la musique. Quand j’ai eu mon diplôme, j’ai dû trouver un travail mais je n’en avais aucune envie, je voulais mettre mon énergie à profit d’une chose que j’aime, même s’il faut se planter. J’adore la musique et je me suis dit : tu n’as qu’une vie, donc si tu rêves de musique, lance-toi !

Quels ont été tes premiers pas avec la musique ?

J’ai été plongée dans la musique dès mon enfance, mon père faisait partie d’un groupe de rock et ma mère organisait des festivals. Tous les dimanches, j’allais chez mon père, il sortait sa guitare et on chantait ! La musique fait partie de ma vie, je créais des mini shows et j’écrivais même des livres et des poésies.

Quand as-tu écrit ton premier titre ?

Un jour, j’étais dans un magasin de vêtements quand un homme m’a repérée pour mon look, m’a demandé si je chantais et m’a proposé de participer à un concours. Je pensais n’avoir aucune chance car il fallait que je compose une chanson pour le lendemain. J’ai posté une musique en anglais et j’ai été prise ! Je croyais avoir gagné des vêtements, alors qu’en fait, c’était un concert à Milan devant 300 personnes, j’ai adoré !

Je vise le plus loin et le plus haut possible, parce que ça me rend heureuse de faire ce que j’aime.

Comment t’es-tu faite connaître par la suite ?

J’ai filmé un morceau que j’interprétais dans une fête foraine, j’ai commencé à avoir de petits articles. Maintenant, j’ai sorti mon premier EP et j’ai déjà toutes les chansons de mon deuxième album ! J’ai 1 million d’écoutes sur Spotify, je trouve ça ouf, je n’en reviens pas… J’ai trouvé mon but, donc je suis vraiment exigeante avec moi-même et je donne tout pour atteindre mes objectifs. Je vise le plus loin et le plus haut possible, parce que ça me rend heureuse de faire ce que j’aime.

Tu es donc auto-entrepreneur ?

Oui et je m’auto-finance, j’essaye de trouver des subventions pour pouvoir produire mes musiques et mes clips. Quand je fais des concerts, je ne me paye pas et je réinvestie.

Quand je crée, je mets tout ce que j’ai et ce que je ressens, ça permet de me libérer.


Si tu devais décrire ton premier EP et l’intention que tu y as mis dedans, tu dirais quoi ?

Cet EP me ressemble beaucoup : sensible avec un côté rêveur et mélancolique qui correspond à la personne que j’étais quand j’ai commencé. Mon deuxième EP est moins timide !


Tes chansons sont presque thérapeutiques…

Oui c’est vrai. Quand je crée, je mets tout ce que j’ai et ce que je ressens, ça permet de me libérer. Mes musiques sont très personnelles, je mets ma pudeur de côté et raconte ce que je pense réellement, les paroles parlent aux gens et c’est ce dont j’ai envie.

Tu parles beaucoup du désir féminin, c’est une volonté d’aborder ces sujets ?

L’amour, c’est magique, c’est une émotion tellement intense que je suis obligée de l’intégrer dans mes chansons. Le sexe fait beaucoup partie de nos vies, et le fantasme, c’est ma touche à moi. Je n’ai pas envie de me mettre des barrières, les femmes ont des désirs et on a le droit d’en parler !

En concert, j’ai la bougeotte, j’aime que ça saute et danse dans tous les sens.

Ton nom de scène “Alice et moi” fait un peu schizophrène ! Tu es comme ça dans la vie ?

Oui c’est clairement ça, je pense qu’on l’est tous un peu d’une certaine façon. J’ai l’impression d’être à la fois une personne sensible et effrayée, et à la fois un bulldozer qui ne se contrôle pas. Dans mes musiques, j’aime montrer mes deux côtés, comme quand je parle de sujets mélancoliques, mais avec une musique entrainante et positive.


Tu as toujours ce fil rouge dans tes musiques : elles font danser !

Oui, j’adore bouger et la musique qui fait bouger ! En concert, j’ai la bougeotte, j’aime que ça saute et danse dans tous les sens. Au bout d’une heure je suis frustrée quand ça s’arrête, j’ai envie d’y retourner ! Je suis sincèrement addict aux scènes, j’ai besoin d’en faire et de tout donner.

J’ai toujours été une enfant discrète à passer mon temps dans ma chambre, j’avais l’impression de ne pas exister.

Ça te fait quoi de voir les gens qui dansent et chantent sur tes chansons?

Ça me donne des frissons ! Je suis très reconnaissante des gens qui viennent me voir, je les rencontre après chaque concert et les remercie ! J’ai toujours été une enfant discrète à passer mon temps dans ma chambre, j’avais l’impression de ne pas exister. Quand j’ai commencé à faire de la musique je me suis entièrement ouverte, et mon public m’a énormément aidée !

Que représente l’œil que tu dessines sur ta main?

A l’école, j’avais ce sentiment de tout garder pour moi, comme si j’avais un masque en étant avec les autres. Alors quand je rentrais faire mes vidéos, je me dessinais un œil qui me rendait plus forte et me faisait voir le montre autrement, comme un totem.

Quand tu chantes dans ta langue, le message est plus fort, c’est comme si je te parlais et c’est beau !

La chanson française est en plein boom, comment tu le perçois ?

Je trouve ça génial. Pour avoir écrit et chanté des chansons en anglais, je trouve qu’il y a une barrière avec ton public, alors que quand tu chantes dans ta langue, le message est plus fort, c’est comme si je te parlais et c’est beau !

C’est important d’accompagner tes musiques d’un clip ?

C’est primordial ! J’adore l’image et le montage, j’ai d’ailleurs commencé la musique en accompagnant les films que je réalisais. Mais ça coûte cher donc c’est compliqué… Plus tard, j’ai pour but de réaliser mes propres clips, mais pour le moment je m’en tiens à la co-réalisation.

Retrouvez toutes les dates de concert d’Alice & Moi ICI !

29 juin : La Citadelle, Villefranche Sur Mer

18 juillet : Festival de Carcassonne

28 janvier 2020 : La Cigale, Paris

 

 

Chloe Audiger

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