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Aneska : en poire, baguette, marquise… La passion des diamants !

Vous avez vu passer certaines de ses créations dans nos pages… Il est grand temps de vous présenter la passionnée qui se cache derrière Aneska : une marque parisienne de joaillerie qui met à l’honneur le diamant sous toutes ses formes. Des créations contemporaines conçues comme des bijoux de peau et surtout, vues nulle part ailleurs…

A quand remonte ta passion pour les bijoux et les pierres précieuses ?

J’ai cette passion du bijou en moi depuis que je suis enfant. Mon père dessinait des bijoux pour ma maman et un de ses amis, acheteur de pierres, venait à la maison lui présenter ses pierres précieuses… ça m’a toujours fascinée. Mon père partait systématiquement d’une pierre pour dessiner une bague, un collier, un bracelet…

Tu as lancé ta marque il y a tout juste 1 an. Quel a été le déclic ?

Je suis revenue d’expat’ où j’avais suivi mon mari avec mes deux enfants. Il n’était pas envisageable pour moi de reprendre mon métier d’attachée de presse. J’avais arrêté de bosser depuis plusieurs années pour m’occuper de mes enfants, je n’avais aucune envie de reprendre ce métier et surtout je voulais être mon propre patron, ne pas perdre ma liberté. Pendant un an, j’ai mûri mon projet et j’ai surtout fait une rencontre clef avec mon joaillier. Nous avons créé mes premiers modèles très vite car j’avais tellement pensé ces bijoux pendant de longues années qu’ils étaient déjà prêts dans ma tête.

Aurélia Halfon – Fondatrice d’Aneska
©Solenne Jakovsky pour Le Prescripteur


Le fait de ne pas venir de la joaillerie t’a-t-il fait ressentir le syndrome de l’imposteur ?

Oui, c’est une réflexion que j’ai eue. Je dois avouer que j’ai eu une vie très cool entre mes 30 et 40 ans, j’ai suivi mon mari, j’ai beaucoup voyagé… Je me suis vraiment demandée si j’allais avoir les épaules. N’ayant pas fait d’étude dans ce milieu, s’est posée la question de ma légitimité. Mais finalement, c’est surtout une sensibilité que je cherche à transmettre. C’est ma passion qui me légitime et tu n’as pas besoin de faire des études pour cela. C’est quelque chose qui te transcende. Et je vois les résultats : avec mes petits croquis, j’arrive à me faire comprendre et à créer. 

On peut dire que tu es une « late bloomer » puisque que tu as créé ta boîte assez tard dans ton parcours professionnel. Des personnalités t’ont-elles inspirée pour passer le cap ?

C’est sur les réseaux que j’ai vu beaucoup de femmes à 40 ans se lancer. Je me suis dit : pourquoi pas moi ? Aujourd’hui tout est possible. Charlotte Husson m’a beaucoup inspirée d’ailleurs. On n’a pas le même âge mais ce qu’elle dégage, ce qu’elle a accompli avec sa marque et son engagement, ont été de grandes sources d’inspiration pour moi. Après je ne m’imaginais pas que ce serait si difficile pour émerger !

Quels sont les obstacles les plus compliqués à surmonter selon toi quand on crée son entreprise ?

Pour ma part, c’est se faire connaître sur les réseaux avec cette quantité d’acteurs présents sur le secteur, et d’être toute seule, de ne pas pouvoir échanger avec quelqu’un. Parce que finalement toutes les décisions te reviennent même si tu peux évidemment en discuter avec tes proches. Heureusement, j’ai la chance d’avoir un mari qui me soutient et un petit emprunt qui me permet de rester sereine. Mes enfants sont assez grands, ma fille a 11 ans et mon garçon 7 ans, donc c’était aussi le bon moment car ils vont à l’école.

Quel est le premier modèle que tu as dessiné ?

Ma bague Antilope, qui est paradoxalement sans diamant ! Tout est parti d’un voyage que j’ai fait aux USA avec mon mari. Mon rêve était de visiter les parcs de l’Ouest et notamment le parc Antelope Canyon qui est dans l’Arizona. C’est un endroit qui m’a fascinée. La bague est née de ses vagues, de ses stries. Elle a énormément de succès. Je l’ai sortie aussi en chevalière !

Ta collection « Héritage » est partie justement d’un ancien dessin de ton père…

Oui, la collection « Héritage » reprend l’idée d’un bijou qu’il avait dessiné pour ma mère. J’en ai fait des bijoux de peau qui ne te quittent jamais. C’est très important pour moi cette idée car mes bijoux sont toujours liés à des moments précieux de ma vie, un anniversaire, une naissance, etc. J’aime bien la notion de grigri, de talisman. A chaque fois ils racontent une histoire, et c’est important pour moi de toujours pouvoir les garder sur moi, sans les sentir. 

De gauche à droite : bague Allegra et bague Héritage
© Solenne Jakovsky pour Le Prescripteur


Ta passion des pierres se voit particulièrement dans le modèle Allegra où tu combines 5 formes de diamants différentes…

J’ai toujours aimé la richesse des formes que peuvent prendre les diamants. Dans mon modèle Allegra, j’ai placé en haut d’un large anneau en or, une frise de petits diamants de taille ovale, poire (une forme de goutte), princesse (une forme carré), navette (une forme d’oeil) et trillion (une forme triangulaire).

On voit aussi un attrait pour les diamants baguettes !

Oui je trouvais cette forme de diamant parfaitement adaptée à une collection style Art Déco ! C’est d’ailleurs la seule collection pour laquelle j’ai dessiné toute une parure.

Où sont fabriquées tes créations ?

Dans un atelier parisien, avec lequel je choisis mes pierres qui sont 100% éthiques. Mes diamants sont extra-purs et certifiés.

Quelle est ton rythme de production ?

Je fonctionne à la demande, par conséquent le délai pour recevoir l’une de mes créations est important mais je trouve que c’est assez logique. Tu n’achètes pas une de mes pièces sur un coup de tête : ce sont des créations qui se transmettent, un achat réfléchi qui a du sens.

Envisages-tu de travailler des pierres de couleurs ?

Je ne l’exclus pas mais c’est un autre investissement ! J’ai envie de laisser la marque grandir un peu avant de me lancer.

Et enfin… pourquoi Aneska ? 

C’est le prénom de ma mère, qui est d’origine polonaise. Je sais que ma passion pour les bijoux vient de mes parents, c’est comme un retour des choses !  

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