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Camille Lellouche : « J’ai travaillé 10 ans en vain en tant que chanteuse.»

Certains l’ont découverte grâce à ses vidéos sur Instagram, d’autres grâce à sa participation à The Voice (demi-finaliste de la saison 4 !) : Camille Lellouche fédère aujourd’hui plus d’1 millions de fans sur son compte Insta et vit aujourd’hui de ses trois passions : le chant, l’humour et… la comédie ! Elle se confie sur son parcours et nous dévoile ses projets cinéma.

Camille Lellouche, entre la musique, la comédie et l’humour, qui est ton premier amour ?

La chanson. C’est absolument indispensable dans ma vie. J’espère un jour sortir un album, c’est un rêve depuis toujours. 

Avant The Voice, c’est pourtant par tes vidéos que tu t’es fait connaître ! 

Je me suis lancée dans les petites vidéos de personnages sur Facebook et Instagram justement parce que les castings de chanteuse ne donnaient rien. Je suis très honnête, j’ai travaillé 10 ans en vain en tant que chanteuse. Je me produisais dans les bars auprès de gens qui n’étaient pas venus pour me voir. C’était très difficile. J’ai fini par tout arrêter. Je suis rentrée chez maman et j’ai bossé dans la restauration. Mes clients m’ont inspiré des personnages drôles et j’en ai fait des vidéos. C’est à ce moment que The Voice est revenu vers mois pour que je participe à l’émission et je ne regrette pas ! 

Que retiens-tu de ton passage à The Voice ? 

C’était très intense. J’avais tellement besoin de prouver des choses, que j’étais très stressée. Je me suis détendue une fois l’émission terminée et je me suis éclatée pendant la tournée. 

Camille Lellouche / Crédit Photo – Le Prescripteur by Zoe Fidji

Avais-tu anticipé l’après ?

Oui, car j’étais déjà en train d’écrire mon spectacle avant même de démarrer l’aventure The Voice. Je suis montée sur scène, pour la première fois  quelques mois après The Voice, j’en garde un souvenir fantastique.

Dans ton spectacle, tu mêles humour et chant avec brio…

J’avais besoin de tout mettre dans mon spectacle, je voulais montrer de quoi j’étais capable. 

Parmi les thèmes que tu abordes, il y a celui de la violence faite aux femmes… 

C’est important pour moi car je connais des proches qui en ont été victimes. C’est terrible de voir ces femmes trouver sans cesse des excuses à ces hommes tellement pervers qu’ils sont parvenus à leur lobotomiser le cerveau. Le sketch où j’en parle est assez étrange pour le spectateur : à ce moment-là, plus personne ne rit mais écoute. C’est une cause que je défendrai toute ma vie.

On retrouve évidemment les personnages qui t’ont fait connaître comme la cagole…

La cagole, la bourgeoise… Ces personnages sont nés grâce à mon expérience dans la restauration ! J’ai servi tous ces gens-là. Ce sont surtout des femmes, d’origines sociales différentes, car j’ai voulu parler de la solitude féminine qui touche tous les milieux : les femmes ont trop tendance à dire qu’elles peuvent se débrouiller seules quand elles ont besoin, au contraire, d’être entourées, c’est triste. J’avais besoin d’en parler, car la solitude est universelle et peut toucher tout le monde.

Crédit Photo – Le Prescripteur by Zoe Fidji

Te souviens-tu de la toute première représentation de ton spectacle ?

Oui, c’était à Marseille au Quai du rire ! Il y avait 50 personnes dont la moitié était… des amis et de la famille ! (rires) C’était très émouvant. Je l’ai vécu comme une naissance, c’était bizarre. Depuis, je suis sans cesse en train d’optimiser mon spectacle, et je me prépare au Zénith, en janvier 2020 ! 

Aujourd’hui tu te lances dans le cinéma. Quelle a été ta première expérience à l’écran ?

C’était en 2012 dans Grand Central, un film très fort en émotions dans lequel on m’a rasé la tête. La réalisatrice Rebecca Zlotowski m’a dit qu’elle avait écrit le rôle pour moi, j’ai été très touchée. Cette première expérience a été très violente et tellement intense émotionnellement.

Des rumeurs disent que tu écris un long métrage…

Oui je suis en pleine écriture d’un long métrage pas du tout sur le registre de la comédie… Je n’en dis pas plus !

Crédit Photo – Le Prescripteur by Zoe Fidji

Quels sont tes modèles du monde de la scène ?

C’est rigolo car je n’ai pas vraiment de modèles féminins. La première personne que j’ai aimée sur scène, c’est Élie Kakou : j’ai été touchée par son talent et sa fragilité aussi, cela me correspond vraiment. J’adore Gad Elmaleh car il est, lui aussi, très attaché au chant ! Je crois que les références masculines me rassurent. 

Pour finir, quelle serait ta destination pour kiffer la Dolce Vita ? 

Le Sud de la France ! Je vais souvent à Hyères. Pour moi, la Dolce Vita c’est une salade de tomates bien fraîche, des linguines aux palourdes et un verre de rosé ! 

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