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Carole Tolila, ou comment reconnecter à la nature en milieu urbain

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Soucieuses de répondre aux attentes de ces néo-urbains écolo (comme elle), Carole Tolila, co-animatrice de Silence ça pousse aux côté de Stéphane Marie, propose dans l’émission des DIY créatifs et originaux pour le jardin. Formidable touche-à-tout, elle nous a parlé de son livre de DIY sorti aux éditions E/P/A qui propose une approche moderne et décomplexé du végétal à intégrer dans nos modes de vie urbain, et de Family Wood, la grande journée organisée avec la fondation GoodPlanet pour (re)connecter les familles à la nature et leur donner des clefs pour la protéger…

Tu es co-animatrice de Silence ça pousse avec Stéphane Marie. Comment es-tu parvenue à apprivoiser ce nouveau duo ?

J’appelle Stéphane “Le maître des fleurs” auprès de mes enfants. C’est une émission qui existe depuis 20 ans. Quand j’y suis arrivée, cela faisait 17 ans qu’elle passait à la TV avec une équipe qui n’avait pas changé, il a fallu s’adapter car c’est vraiment un clan, une famille, une troupe de théâtre ! Je ne voulais pas être la nunuche de service, la plante verte… alors j’ai essayé d’être pertinente en restant modeste, d’introduire des bricolages malins pour faire un petit peu bouger l’émission sans en changer l’âme. J’avais envie de donner la parole à toute cette génération qui s’intéresse au végétal mais qui n’est pas experte comme Stéphane. Des gens qui ont une conscience écologique, mais qui ne savent pas tout encore, des personnes plus urbaines aussi parce que je vis à Paris, je n’ai pas le contact avec la terre que Stéphane peut avoir. Notre duo a tout de suite bien fonctionné parce que nous sommes complémentaires, on s’entend bien même si nous sommes radicalement différents. Stéphane est horrifié de voir le temps que je passe sur mon portable, l’équipe est morte de rire quand je fais des stories… Ils m’apprennent à relativiser, à me mettre au rythme des plantes qui prennent leur temps. C’est une confrontation de deux mondes.

 

Tu parles d’un éveil d’une conscience écologique. Comment l’as-tu vécu personnellement ?

Avant de commencer Silence ça pousse, je mangeais déjà bio. Quand j’étais petite, j’habitais dans une maison avec un jardin, ma mère est ardéchoise, mon père paysan, j’avais déjà cette notion de terre mais pas de la plantation et c’est ce que j’apprends avec Stéphane. J’ai un vrai sens du végétal, j’adore regarder les fleurs, les arbres, mais je ne savais pas comment tout cela fonctionnait. Ma conscience écologique s’est particulièrement éveillée grâce à mon mari et mes meilleurs amis qui sont très écolos. 

Quels messages souhaites-tu faire passer dans l’émission ?

J’aime mettre en lumière des créateurs, réaliser des reportages qui présentent des personnes engagées dans des alternatives. Par exemple, j’ai présenté la start-up Merci Raymond qui réalise des graffitis avec de la mousse dans des villes en difficulté et essaye de créer du lien social à travers le végétal. Cette entreprise développe aussi la végétalisation durable des zones urbaines et l’agriculture en ville en créant des lieux de production permettant de favoriser une consommation de produits en circuit court. J’ai aussi interviewé Leslie Garcia, paysagiste, qui propose de créer des bombes à graines. Elle participe au mouvement “Green Guerilla” qui consiste à lancer des bombes à graines dans des endroits délaissés pour voir y germer des fleurs. C’est le genre de projet que j’aime mettre en lumière dans l’émission.

 

Tu as sorti un livre Silence ça pousse, Créer sa déco nature. Peux-tu nous parler de son contenu ? 

Quand je suis arrivée dans l’émission, on m’a demandé d’imaginer des DIY d’objets utiles et originaux pour le jardins. En 3 ans, j’ai créé avec Stéphane près de 80 DIY ! Ce livre en présente 35 testés pour l’émission : des créations pour votre intérieur, votre balcon ou votre jardin. Je partage aussi dans ses pages les portraits d’artisans talentueux que j’ai eu la chance de rencontrer.

Tu co-organises ce samedi 28 septembre “Family Wood” : une journée pour (re)connecter les familles à la nature et leur donner des clefs pour la protéger. Décris-nous ce beau projet…

Nous avons voulu créer une journée pour accompagner les familles en transition écologique. Avec mon mari, Thomas Isle, nous devons répondre aux questions (voire angoisses) de notre fils de 7 ans. Les enfants ont bien compris l’urgence climatique, il est donc temps d’en parler en famille et de s’engager tous ensemble. Nous avons sollicité des créatifs dont Leslie dont je te parlais plus haut et des entreprises engagées pour permettre que cette journée soit ouverte à tous avec un grand nombre d’ateliers gratuits comme des initiations au jardinage, des balades sensorielles…

Pour s’inscrire gratuitement, c’est par ici !

 

A titre personnel, quels sont les réflexe écolo que tu as mis en place en famille ?

Je réduis mes déplacements au maximum. Avant je partais tous les weeks-ends et j’ai arrêté. Je dois souvent me maquiller puis me démaquiller pour la télé : j’ai arrêté le coton pour des lingettes démaquillantes lavables. Je fais attention au plastique, j’ai arrêté les bouteilles d’eau et les sacs plastiques, je privilégie les gourdes et je ne me déplace jamais sans un tote-bag. 

Tu réalises également des collaborations avec des petites marques pour imaginer les objets qui manquent à ton quotidien. Peux-tu nous parler de la prochaine ?

Oui ! Ce sont des lunettes de soleil pour enfant made in France. Je travaille dessus depuis 2 ans et elles sortiront l’année prochaine… J’ai hâte ! 

 

Tu te dis accro à ton travail, comment tiens-tu l’équilibre avec tes enfants ?

Celui qui en pâtit le plus, c’est mon mari. Mes soirées aussi sont impactées car je sors beaucoup moins. C’est un équilibre difficile à trouver mais aujourd’hui avec le numérique, on peut garder un lien avec ses enfants même si on travaille beaucoup. Bien sûr, ce n’est pas la même qualité de lien mais cela donne plus de flexibilité. Je ne sais pas si j’ai réussi à trouver mon équilibre, j’ai mis un limiteur de temps sur mon téléphone mais je le dépasse tout le temps ! (rires)

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Charlotte D.

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