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Confidences magiques de Pénélope Bagieu sur Sacrées Sorcières !

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Pour les ovnies qui ne la connaîtraient pas encore, Pénélope est (notamment) l’auteure des deux tomes des Culottées, une BD délicieusement engagée qui présente le portrait de 30 femmes à la vie dingue et inspirante. Elle sort ce mois-ci Sacrées Sorcières aux Éditions Gallimard, une adaptation BD du célèbre et terrifiant roman de Roald Dahl. C’est la couverture du Prescripteur de février. Voici un extrait de notre rencontre avec notre sorcière bien-aimée à nous… 

Tu sors ce mois-ci une adaptation du roman de Roald Dahl, Sacrées Sorcières. Ce livre t’avait-il effrayée enfant ?  

C’est un de mes souvenirs de lecture les plus terrifiants de mon enfance, je ne pensais pas d’ailleurs qu’on pouvait ressentir ce type d’émotion en lisant un livre. C’est là que Roald Dahl est vraiment très fort : il raconte super bien les histoires et il ne prend pas les enfants pour des débiles. Je l’ai gardé dans un coin de ma tête, beaucoup plus que ses autres livres plus connus comme Matilda ou Charlie et la chocolaterie. Le hasard a fait que ma maison d’édition m’a proposé le projet d’adaptation d’un livre de Roald Dahl de mon choix : je me suis jetée sur l’occasion pour proposer Sacrées Sorcières et ils ont accepté. 

Tes vieux démons d’enfant sont-ils remontés à la surface ?

Ce travail m’a permis d’exorciser mes vieux démons, car je me suis retrouvée à dessiner les scènes qui m’ont le plus traumatisée quand j’étais enfant ! Le traumatisme était tellement fort que je me souvenais parfaitement de l’endroit où j’avais lu certaines scènes du livre. Je me suis éclatée à dessiner ce roman, je le connais tellement par cœur ! Depuis toujours je sais à quoi ressemble mon héros, comment sont mes sorcières… 

Je voulais que ce soit une histoire de 2020, une histoire contemporaine (…) J’y ai apporté ma sensibilité féminine sans m’éloigner, j’espère, de ce qu’il a de génial dans ce livre. 

23,90€ aux Editions Gallimard Jeunesse sur fnac.com

N’est-ce pas intimidant de s’attaquer à une référence de la littérature jeunesse ?

Complètement. C’était très intimidant d’adapter un livre que j’adore, de surcroît mondialement connu, écrit par un grand auteur jeunesse. Et cela a été un travail énorme de tout réécrire car on ne raconte pas dans une BD comme dans un roman. Je voulais que ce soit une histoire de 2020, une histoire contemporaine même si ce livre est sorti quand je suis née et que les choses ont changé depuis. J’y ai apporté ma sensibilité féminine sans m’éloigner, j’espère, de ce qu’il a de génial dans ce livre. 

Ce mot “sorcière” a servi pendant très longtemps à discréditer les femmes érudites, débrouillardes, autonomes, célibataires, sans enfants, affranchies d’un pouvoir imposé par les hommes. On les a brûlées pour ça.

On assiste aujourd’hui à un réveil des sorcières : ces femmes libres qui ont été les premières à refuser le système patriarcal. Ce livre est-il ta manière de mettre en lumière le combat contemporain des femmes ?

Ce mot “sorcière” a servi pendant très longtemps à discréditer les femmes érudites, débrouillardes, autonomes, célibataires, sans enfants, affranchies d’un pouvoir imposé par les hommes. On les a brûlées pour ça. Cette histoire de sorcière n’est pas une histoire de nez crochu et de balais, elle raconte surtout la peur qu’on a des femmes. La sorcière n’est que le visage de ce qui fait peur chez les femmes. Dans le livre, il y a un personnage très fort et central, c’est la grand-mère du héros qui est l’héroïne selon moi du livre. Je l’ai identifiée à ma propre grand-mère qu’on aurait probablement considéré comme une sorcière à une certaine époque : une femme forte avec des convictions, qui n’a pas peur de la bagarre, érudites sur des savoirs parallèles. Je voulais dédiaboliser les femmes savantes. J’aime ce qu’on met à présent derrière le terme de sorcière : acceptation de sa force, retour au naturel, confiance face aux choses qui nous dépassent. Une femme c’est parfois brut, violent. Il est nécessaire ce réveil.

Retrouvez l’intégralité de son interview dans Le Prescripteur de février bientôt disponible sur notre e-shop (suivez @leprescripteur sur insta pour ne pas louper l’info) ou actuellement dans la box Prescription Lab de février (20,60€) !

Shooting Photo réalisé pour Le Prescripteur avec Zoe Fidji (photographe), Laure Demonchy et Yelena Pasquier (direction artistique), Sandrine Garcia (coiffure et make-up), Charlotte Daubet (édito)

 

Charlotte D.

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1 Commentaire sur "Confidences magiques de Pénélope Bagieu sur Sacrées Sorcières !"

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BAILLY
Invité
BAILLY

Bonjour,

Ou peut-on trouver les barrettes que Pénélope porte sur la couverture?
Merciii