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Conte de Noël érotique – Une fête particulière de Fabien Muller (Chapitre 1)

Le Prescripteur vous présente son conte de Noël érotique, « Une fête particulière » en trois chapitres écrite par Fabien Muller exclusivement pour vous chères lectrices… A dévorer entre repas de réveillon (ou pendant, si c’est l’ennui total…) !

Chapitre 1 – Une fête particulière de Fabien Muller

Illustration de Piment Martin.

Assis sur mon canapé, le regard dans le vague, je me dis que je devrais sans doute rapprocher la table basse afin de poser mes pieds dessus. Cela serait relaxant. Cependant, je suis pris d’une léthargie aigüe qui annihile toute forme de volonté. C’est une sorte d’état naturel chez moi lorsque les fêtes approchent.

Et pourtant, qu’est-ce qui ressemble plus à une fête seule qu’une autre fête seule ? me demandé-je.

Peu importe que ce soit Pâques, Noël ou bien le bal des pompiers, pour les âmes seules comme les miennes, la sempiternelle question reviendra de toute façon, inlassable, consternante de banalité : « alors, toujours célib’ ? ». Le pire, ce ne sont pas les amis. Eux se sont habitués. J’ai même peur qu’un jour, si je trouve une femme qui supporte ma tronche le matin, ils seront déçus car je ne serais plus source de blague, je ne serais plus le anti-héros de leur vie, la boussole qui indique là où ils ne veulent pas aller. Non, le cauchemar, c’est ma mère.

Et noël approche. J’en veux pour preuve qu’hier j’ai dérapé sur une plaque de verglas en sortant de chez moi (heureusement, j’ai les fesses molles, merci bien). Le dieu de la malchance m’a pris pour cible et ça fait trente ans qu’il se bidonne.

Ma mère, donc. Elle qui va me tanner pour que je « trouve » une petite amie, comme s’il s’agissait d’une clef de douze que j’aurais égarée et dont j’aurais absolument besoin pour réparer un engin quelconque. Et mon frère qui va étaler sa vie parfaite. Je suis sûr que c’est faux et qu’il souffre horriblement en secret, mais tant que je ne peux pas le prouver, je suis obligé de supporter sa femme aux seins qui tiennent tout seul (apparemment son corps ne subit pas la gravité) et ses mioches trop polis pour ne pas avoir été conçus sur ordinateur. Je pourrais m’interroger sur ce que j’ai fait pour mériter d’avoir une mère qui ne souhaite que mon bonheur mais la réponse est évidente : probablement pas grand-chose.

Tout à coup, une publicité invasive qui s’incruste sur l’écran de mon PC me perturbe dans mon inactivité.

« Ne restez pas seul.e pendant les fêtes, quelqu’un vous attend forcément quelque part ».

Ben voyons.

Je clique mollement sur le lien et tombe sur une galerie de femmes que l’on croirait sorties d’une usine de top models. Tandis que je consulte les différents profils mis en avant, une idée me percute.

Et si… Et si, je me trouvais une copine juste pour les fêtes. Quelqu’un qui aurait la même problématique que moi. Pas de contraintes, pas de promesses, rien qu’un intérêt partagé : passer ce moment douloureux en faisant croire qu’on est heureux.

Plus je clique, plus je réfléchis. Et plus je trouve mon idée fabuleuse.

Cette année, ma mère sera aux anges et mon frère fera moins le malin.

Je m’inscris sur une impulsion et crée un profil virtuel à l’instinct. Il paraît que l’honnêteté paye (on le comprend assez vite dans toutes les comédies romantiques (ou en consultant le code pénal)), je choisis d’annoncer directement la couleur :

« Cherche petite amie occasionnelle afin de ne pas paraître trop con pendant les fêtes familiales. »

Avec une telle annonce, je ne suis pas à l’abri d’un succès.

Vingt minutes plus tard, une énigmatique Elixir_78 me répond.

  • Ne cherchez plus, vous m’avez trouvée, annonce-t-elle simplement.

Envie de lire la suite de ce conte de Noël érotique ?

Le chapitre 2 est dispo ici.

Le chapitre 3 est dispo ici.

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