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Estine Coquerelle, illustratrice poétesse au pinceau féministe !

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Gros coup de coeur découvert sur Instagram, Estine Coquerelle m’a séduite par son pinceau poétique, féministe et coquin ! Elle vous fait découvrir ce mois-ci dans Le Prescripteur de février son poème Ariel qu’elle n’avait encore jamais osé publier et illustré pour l’occasion. Petits extraits et rencontre avec cette illustratrice au talent dingue.

Comment en es-tu venue à écrire des poèmes ?

Suite à quelques mésaventures non-amoureuses, j’ai commencé à écrire des poèmes. Les écrire m’a permis de prendre de la distance, de parler de ce qui m’avait touchée avec humour et cynisme. J’en ai écris pas mal, et je me suis dit que j’allais en faire un livre et l’illustrer. Suite à ça, j’ai créé le compte Instagram Estine Coquerelle (qui est un pseudonyme ! ) pour me pousser à dessiner régulièrement. Au final j’ai un peu mis de côté le projet de les publier, mais je ne les ai pas brûlés donc tout est encore possible.

 

Le désespoir amoureux n’était pas ta seule source d’inspiration pour écrire…

Effectivement, non ! J’ai aussi écrit sur Marine Le Pen et une prof que je détestais ! (rires) Le poème est vraiment un moyen d’expression pour moi. Et puis mon écriture s’est tournée vers l’amour, le non amour, le désamour…

J’ai beaucoup aimé Les Fleurs du Mal de Baudelaire. Mais je suis très difficile en poésie. Peu de choses m’accrochent.

D’où vient ta culture poétique ?

Je me suis intéressée à la poésie au moment où j’ai commencé à écrire. Mais je n’ai pas une grande culture poétique. J’ai beaucoup aimé Les Fleurs du Mal de Baudelaire. Mais je suis très difficile en poésie. Peu de choses m’accrochent. J’essaie surtout de capter des saynètes de la vie. Je publie beaucoup sur Instagram, mais j’aimerais me poser et faire quelque chose d’un peu plus profond. Me lancer dans un roman graphique est le genre de projet qui m’intéresserait beaucoup.

Ton insta est très souvent en noir et blanc. Pourquoi ?

Je pense que cela vient surtout de ma technique de dessin. On m’a offert un pinceau japonais à réservoir : c’est une encre très noire avec un pinceau en goutte, il peut être très large et très fin. Il est incroyable. Ca ne coûte rien au Japon, c’est un instrument pour les écoliers. Le noir et blanc s’est donc imposé naturellement. Je dessine aussi beaucoup à la plume, et aussi numériquement. Aujourd’hui j’ai très envie de dessiner avec du bleu profond. Au moment où j’ai rencontré mon copain, j’ai eu une vision d’un bleu très profond et d’un autre électrique. Je lui en ai parlé et lui aussi a eu cette vision. Récemment on a aussi fait un rêve éveillé avec des fleurs blanches et lumineuses – en simultané. Enfin bref, je vais passer pour une allumée !

Si tu devais réfléchir à un livre, tu irais vers quoi ?

Je sélectionnerais certains de mes poèmes qui dorment dans mes tiroirs.

C’est à ce moment-là qu’Estine m’a proposé de me lire quelques poèmes. Je suis tombée amoureuse de son poème Ariel qu’elle vous présente, en exclusivité, illustré en noir et bleu profond (cela vous rappelle quelque chose ?), dans Le Prescripteur n°27 !

Voici un extrait :

La fille à queue brasse du vent

Cherche d’arrache pied son Jules Verne.

Vingt mille lieues sous l’océan,

Lassée, perd pied, coule dans la Seine.

En remontant, voit le matelot

À la surface, chante à tue-tête

La Tour Eiffel s’imprime sur l’eau

Sur ses miroirs elle se reflète ;

Ses lumières dansent et font renaître

L’espoir de la fille lessivée

De lui elle voudrait faire son maître

Aimerait lui montrer sa raie

… pour lire la suite, tout est dans Le Prescripteur de février !

Dans ton travail, il y a souvent cette idée d’entremêler les formes…

Oui, c’est quelque chose que je ne contrôle pas et que je réalise au feeling. Il y a souvent cette idée d’encastrement dans mes dessins. Les corps se confondent, les baisers qui s’entremêlent… Aujourd’hui je me concentre sur le dessin, car j’ai beaucoup écrit. 

Tu as ouvert récemment ton eshop !

Oui, je commence doucement avec des dessins originaux, des risographies… Cela me permet d’avoir une petite rentrée d’argent entre les commandes de clients professionnels !

 

 

 

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Charlotte D.

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