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Joëlle Ciocco, The French Gourou de la cosmétique

Coucou c’est nous !

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Garance Doré et Lili Barberry ne jurent que par elle. Les femmes du monde entier se rendent place de la Madeleine pour une consultation avec elle… Joëlle Ciocco, biochimiste et fondatrice de l’épidermologie, épate la planète cosméto par ses soins à la technologie hors norme. Son leitmotiv ? Ecouter les besoins de chaque peau et valoriser leurs défenses naturelles pour leur redonner le pouvoir de nous préserver du temps.

 

Rencontrer Joëlle Ciocco est une expérience à part. Bien à part. Personnellement, j’avais l’impression de rencontrer Madonna, LA référence en cosmétique, celle dont tout le monde parle… Je ne savais pas bien à quoi m’attendre. Allait-elle être une scientifique austère ? Une oreille à l’écoute ? Aucune idée… Jusqu’à ce que Madame Ciocco (c’est ainsi qu’elle se fait appeler dans son laboratoire) débarque dans la salle de consultation où nous l’attendions. “Installez-vous mes petites”. Madame Ciocco est tout de suite très maternelle, bien qu’elle m’ait confié ne pas avoir d’enfants. Le genre de femme à s’occuper de ses patientes comme de ses propres filles avec le franc parlé et l’honnêteté qui vont avec ! Indispensables quand on bouscule la routine cosmétique et bien-être des patientes venues connaître le secret d’une peau parfaite…

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Vous êtes considérée comme THE French gourou de la cosmétique à l’échelle internationale. D’où venez-vous Madame Ciocco ?

J’ai une formation de biochimiste. Mes débuts, je les ai faits dans le monde de la toxicité et non du soin : j’analysais les produits, je regardais leur toxicité, leur tenue, leur réactivité et leur évolution sur la peau car lorsque vous fabriquez un produit cosmétique, il faut vérifier tous ces paramètres.

Comment en êtes-vous venue à vous intéresser à l’organe même de la peau ?

Dans les années 70 est sortie une législation à l’initiative de Simone Veil pour encadrer la fabrication des cosmétiques car avait éclaté un terrible scandale : celui du talc Morhange qui avait empoisonné 36 nourrissons. Je me suis trouvée face à cette réalité par hasard et j’ai commencé à m’intéresser à la vraie connaissance de la peau. Avant je l’avais en externe, en toxicologie. Là je me suis dit “C’est quoi la peau en fait ?”. C’est comme si un ethnologue finissait par sortir de son bureau pour s’engouffrer dans la forêt : ma démarche était identique.

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Comment avez-vous mené vos recherches ?

J’ai été l’assistante d’un dermatologue qui par la suite s’est retiré. Je me déplaçais chez les gens pour faire une évaluation de leur peau. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que la peau avait vraiment une identité. On n’est pas du tout faites pareil : pourquoi il existe des peaux grasses, des peaux sèches, pourquoi certaines peau sèches ont des boutons, d’autres peaux sèches n’ont pas de boutons, certaines ont des boutons sans forcément avoir la peau sèche… Bref, c’était un vrai casse-tête ! Suite à ces consultations, je me rendais ensuite dans mon sous-sol pour fabriquer des soins adaptés. De fil en aiguille, des copains m’ont prêté leur laboratoire. Les choses se sont faites progressivement jusqu’à ce que je fonde ma propre marque, avec mon propre laboratoire.

 

Je défends depuis 40 ans cette approche de la cosmétique : nous possédons un voile naturel sur le visage, une microbiote qui n’a jamais été valorisée. On ignore complètement le potentiel naturel de notre peau !

 

Vous êtes la fondatrice d’une discipline : celle de l’épidermologie, c’est-à-dire l’étude de la peau. Quel est votre principal message à travers vos travaux de recherche ?

Je défends depuis 40 ans cette approche de la cosmétique : nous possédons un voile naturel sur le visage, une microbiote qui n’a jamais été valorisée. Aujourd’hui on parle de “film hydrolipidique” et puis c’est tout. Alors que la peau est tellement plus complexe ! Le problème aujourd’hui c’est qu’on nie l’existence des défenses naturelles et efficaces de la peau. Pour traiter les boutons, on décape. Pour prévenir les rides, on injecte ou autre… On ignore complètement le potentiel naturel de notre peau ! Or moi, depuis des années, à travers mon expérience, j’ai décliné son identité. Ses défenses naturelles sont fonction de votre génétique, de votre histoire et de votre présent. J’arrive donc à solutionner des problèmes de peau en rétablissant l’existence de ce voile. C’est une cosmétique raisonnée ! Il ne s’agit pas de corriger mais de suppléer.

Que pensez-vous apporter à la cosmétique avec l’épidermologie ?

Je ne sais pas ce que l’histoire dira de mes travaux, quel sera mon apport dans la cosmétique. Je ne sais pas ce qu’il ressortira de l’épidermologie, ni si cela va devenir un métier… Mais la vraie consécration pour moi, ce serait une reconnaissance de mes travaux et de ma discipline.

Mes clientes me font déjà entièrement confiance, c’est au travers de mes réussites que j’ai réussi à créer les produits Joëlle Ciocco. C’est déjà une superbe récompense, mais j’aimerais aller plus loin en faisant bouger les lignes…

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Quel est le secret de la peau parfaite ?

C’est le nettoyage, qui se réalise essentiellement le soir. Vous vous rendez compte que votre corps est plus propre que la peau de votre visage ? Notre visage est sale ! Notre corps, lui, est lavé chaque matin et/ou soir et protégé par des vêtements, qu’on lave aussi régulièrement. Pour la peau de notre visage, avouez que nous n’avons pas la même hygiène. Il faut également arrêter de se couvrir de produits camouflants et apprendre à optimiser la respiration cutanée.

En quoi consiste cette routine de nettoyage ?

Contrairement à ce qui se fait dans la plupart des salles de bain, il faut savoir ce qu’on nettoie : une peau maquillée ? pas maquillée ? une peau avec un produit solaire dessus ? Il faut adapter son nettoyant à ce qu’on a sur la peau. Le premier nettoyage doit donc consister à retirer la pollution, le maquillage, tout ce qui est externe à la membrane. Il faut ensuite nettoyer une seconde fois pour purifier la membrane elle-même. Le double nettoyage est essentiel et je ne dis pas cela pour vendre plus de produits ! (rires)

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Vous proposez des consultations à votre siège, place de la Madeleine. Qui vient vous voir ?

Les consultations, c’est extraordinaire. C’est Perla Servan-Schreiber qui m’avait poussée à proposer des consultations. Elle m’avait dit que pour démocratiser mon message, il fallait que j’ouvre mon cabinet pour des consultations et plus uniquement pour des soins. Elle avait raison. J’ai vraiment tout type de clientes. Des femmes connues ou non, de différents moyens. Je m’adapte toujours en fonction de ma cliente pour qu’elle puisse repartir avec un protocole de soins en adéquation avec ses besoins et son portefeuille ! Je n’intègre pas systématiquement mes propres produits dans le protocole, j’oriente également vers d’autres marques dont je trouve les produits efficaces et sûrs. Ce qui m’intéresse avant tout, c’est le résultat et leur satisfaction. Le suivi se fait tous les 3 mois, voire 6 mois.

Quel est votre élixir personnel de jeunesse ?

Je prône dans mes consultations de faire de la gym. Personnellement je nage une fois par semaine environ 2h. J’ai découvert la monopalme ! Je fais également une fois par semaine du vélo et du yoga. Et je pratique la gymnastique. J’ai 1h de sport par jour. Le vieillissement cutané, c’est une mauvaise élimination des toxines car on respire de moins en moins bien, on garde tout. Faire du sport permet d’évacuer, manger sain également.

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On ne révèle pas encore à nos lectrices pourquoi on vous pose cette question (même si je pense qu’elles s’en doutent…), mais pourriez-vous nous parler de votre sérum Oxyclear ?

J’ai créé ce sérum il y a 4 ans, ce qui est plutôt récent. Ce sérum, je l’ai pensé comme un bouclier, une lotion anti-pollution qui matifie et resserre le grain de la peau, donnant un effet soyeux et satiné. Sa vertu est de renforcer la microbiote de la peau.

Qu’avez-vous mis dans ce sérum miraculeux ?

De l’hibiscus. J’achète la plante et la travaille moi-même pour doser parfaitement les extraits et en réaliser des frais ! L’hibiscus joue un rôle de self-défense et empêche la pollution d’altérer la microbiote de la peau. J’ai également rajouté des oligos-éléments de zinc qui régule le sébum et resserre les pores. J’ai aussi mis du malte, très peu utilisé en cosmétique, qui est un co-enzyme de défense. J’y ai également ajouté une glycérine végétale pour la texture et un léger conservateur bio.

Comment nos lectrices devraient l’utiliser, si *par hasard* elles en reçoivent un prochainement ?

Le matin et/ou le soir, il suffit d’appliquer le sérum seul ou avant la crème de soin, contour des yeux compris ! Il peut aussi être utilisé en soin « coup d’éclat » pour réveiller le teint et fixer le maquillage : après avoir nettoyé l’épiderme, il s’agit de masser les tissus cutanés jusqu’à pénétration de la crème puis d’appliquer Oxyclear et attendre quelques instants pour se maquiller !

Jojo
Serum Oxyclear – 73€

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Mis à part de futures (et top secrètes) sorties de produits, avez-vous des projets pour l’année à venir ?

Je vais ouvrir une école de l’épidermologie, mon manuel est au point. A termes, j’aimerais pourquoi pas fonder une “Sorbonne de la peau” en faisant intervenir d’autres scientifiques sur la merveilleuse histoire de cette membrane si singulière…

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Charlotte D.

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