F

Friendzone : la comédie romantique Netflix signée Charles Van Tieghem

Le froid s’installe, c’est la saison des soirées plaid, Netflix et comédie romantique… Vous ne trouvez pas ? Cela tombe bien, on en a repéré une qui mérite un bon gros plateau télé : Friendzone, un film signé Charles Van Tieghem, co-auteur de la série Validé qui fête ce mois-ci la sortie de son premier long-métrage. Rencontre.

Vous êtes passé par la case acteur avant de vous consacrer entièrement à l’écriture (et la réalisation), en quoi cela vous correspondait-il mieux ?

J’ai senti très vite que je n’avais pas la vocation pour être acteur. Ni l’obsession de défendre des rôles. Alors que j’ai l’obsession de raconter et de servir des histoires. Ecrire et réaliser, j’ai tout de suite su que c’était quelque chose qui allait me faire vibrer.   

La comédie semble être votre sujet de prédilection. Comment l’expliquez-vous ?

J’ai commencé par la comédie naturellement, parce que ça m’amusait mais aussi parce que j’ai commencé par le programme court et que seul la comédie intéressait les chaînes pour ce genre de programmes. J’adore ça, mais j’aime aussi le drame et le mélodrame. Validé, que j’ai co-créé, est une série dramatique. Et je me suis senti très à l’aise avec des intrigues plus intenses. Plus sombres. 

Ecrire et réaliser, j’ai tout de suite su que c’était quelque chose qui allait me faire vibrer.   

Charles Van Tieghem

Au sujet de Validé justement que vous avez co-écrit avec Franck Gastambide… Comment est né ce projet ? Qui a approché qui ?

Franck Gastambide, le showrunner, voulait faire la première série sur le Rap en France. Il voulait parler d’un nouveau rappeur qui vient se frotter à un rappeur en place. Il avait des références comme Entourage et Gomorra. Ensuite Gilles De Verdiere, un des producteurs du projet, m’a mis en contact avec lui. Il fallait un directeur d’écriture pour l’épauler. J’ai tout de suite été très emballé par son projet et on a bien accroché. Ensuite, j’ai réuni une équipe d’auteurs que je devais encadrer au quotidien et on a tous travaillé ensemble pour sortir le projet. 

Avez-vous été surpris/touché de son carton plein ?

On était fiers de nos textes mais on ne sait jamais comment ça va rendre. C’est quand Franck m’a montré les premières images que j’ai compris qu’on tenait quelque chose de fort. Lui et son équipe avaient fait un travail éblouissant sur le tournage et la sauce prenait. Les personnages étaient touchants. Le rythme ne retombait jamais. Mais on a tous quand même été surpris par l’ampleur du phénomène. Que le public soit si large. Après, en ce qui me concerne, j’ai bien sûr ressenti une grande fierté mais aussi un grand soulagement. J’ai mis beaucoup de temps et de sueur dans ce projet. Ma crédibilité était en jeu et je jouais un peu mon avenir professionnel. 

J’ai mis beaucoup de temps et de sueur dans ce projet. Ma crédibilité était en jeu et je jouais un peu mon avenir professionnel. 

Charles Van Tieghem

Parlez-nous de la saison 2 qui va bientôt sortir : avez-vous ressenti une certaine pression pour l’écrire ? (peur de ne pas faire aussi bien que la première)

On se met nous-mêmes une pression. On veut que ce soit bien. On veut faire kiffer les gens. Donc on lâche rien… La saison 2 met en avant une nouvelle rappeuse interprétée par Laetitia Kerfa. Son parcours et ses enjeux n’auront rien à voir avec celui d’Apash mais je ne vous en dis pas plus… La saison 2 est sortie le 11 octobre. 

Vous avez sorti également votre premier long métrage : Friendzone sur Netflix. Est-ce l’aboutissement d’un projet de longue date ?

C’est un film que j’ai commencé à écrire il y a 5 ans. Mais des problèmes juridiques m’ont empêché de le finir. Je l’ai donc laissé de côté pour aller tourner une série sur OCS et ensuite pour écrire Validé. Finalement, grâce à mes deux producteurs Joachim Naoum et Clément Birnbaum, on a solutionné tous les problèmes et on a enfin pu aller le proposer à Netflix. 

Je suis plutôt devenu le mec qui donnait des conseils à mes potes.

Charles Van Tieghem

L’histoire de Friendzone raconte celle d’un mec qui ne cesse d’être friendzoné : cette thématique vous était-elle particulièrement familière ? 😉

Haha. J’ai connu ça, surtout à l’adolescence. Ensuite je suis plutôt devenu le mec qui donnait des conseils à mes potes. Mais derrière le concept, je me sens surtout proche du héros du film parce qu’il doit s’accomplir, oser se révéler et réussir à exprimer sa vérité. Et je crois qu’on peut tous s’identifier à ça. 

Parlez-nous du casting de Friendzone ! Il se trouve que nous connaissons bien Manon Azem, couverture du Prescripteur il y a deux ans !

Manon Azem et Fadily Camara, j’avais très envie de travailler avec elles. Donc c’était presque déjà gagné quand elles ont accepté de passer les essais. Mickaël Lumière, je l’avais vu dans La Vérité Si Je Mens les débuts, et je m’intéressais à lui. Mais c’est vraiment quand on a travaillé ensemble en casting que j’ai compris que c’était lui. C’est devenu une évidence. Parce qu’il a su défendre ce personnage avec une infinie sincérité. Constance Arnoult, je l’ai repéré sur Insta et j’ai halluciné combien elle correspondait à ce que j’avais en tête pour le rôle d’Alexandra. Elle n’avait jamais tourné mais tout s’est confirmé quand je l’ai rencontrée. Ensuite j’ai découvert Eva Danino et Eloïse Valli grâce à mes directeurs de casting. J’ai eu un véritable coup de coeur pour les deux. Eva apportait toute sa sensibilité et son charme au rôle de Rose et Eloïse toute sa fougue et sa folie au rôle de Jennifer. Enfin Bruno Sanches et Maxime Gasteuil m’ont fait l’honneur de venir sur le film et j’en suis très heureux parce qu’ils éclatent tout dans leurs scènes. 

Des futurs projets après Friendzone à nous partager ?

Tout ce que je peux vous dire c’est que je travaille toujours avec toutes les personnes très talentueuses dont je parle dans cette interview. Et que ça charbonne fort sur des beaux projets. 

CategoriesNon classé

Poster un Commentaire

avatar
300

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  S’abonner  
Notifier de