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Gaëlle Péchot, « La beauté surgit quand une personne rayonne de l’intérieur »

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Son métier, productrice de plantes médicinales et créatrices de cosmétiques, sa passion, les fleurs, son territoire, la Bourgogne, son concept, de la graine au pot ! Gaëlle Péchot nous dit tout sur son parcours de femme agricultrice et sur « Alors ça pousse ? » sa gamme de cosmétique 100% bio et locale.

Comment es-tu devenue productrice de plantes aromatiques médicinales ?

J’ai toujours rêvé d’avoir une ferme, j’aime les plantes, la nature, les fleurs. Puis la voie de la raison a pris le dessus et je suis devenue enseignante. Au cours d’un séjour d’un an au Québec, j’ai découvert de fabuleuses herboristeries. Un vrai coup de cœur !  Sur place, j’ai pris de la documentation sur un programme de formation, en me disant « je le garde pour plus tard ». Mais en France, il n’existe pas de formation d’herboriste. Depuis 1942, il est interdit d’exercer ce métier si l’on n’est pas docteur en pharmacie. Alors je me suis rabattue sur une formation agricole dans le Jura. J’ai appris à cultiver, à fabriquer des élixirs avec des plantes médicinales, ça a été le déclic ! Cette passion s’est aussi construite autour de mon intérêt pour les Fleurs de Bach.

Pourquoi les Fleurs de Bach ?

Il existe de multiples possibilités d’extraction de fleurs. Dans le cas des Fleurs de Bach, il s’agit d’une extraction très douce dans de l’eau.  Ensuite, on utilise le soleil pour faire infuser la fleur. Cette eau solarisée est récupérée pour réaliser l’élixir.  On ne récolte pas les principes actifs qui jouent sur le corps physique, mais  les messages subtils de la fleur que l’on peut aussi  appeler « l’âme de la plante » ou son message vibratoire.  Les Fleurs de Bach agissent sur le corps émotionnel, le stress, la fatigue, la colère, la tristesse, etc. C’est une approche holistique et globale de la personne. Je tiens à préciser que ce n’est pas de la magie. De nombreuses études sont en cours sur ce sujet, pas en France, mais dans des universités espagnoles et à Cuba.

On ne récolte pas les principes actifs qui jouent sur le corps physique, mais  les messages subtils de la fleur que l’on peut aussi  appeler « l’âme de la plante » ou son message vibratoire. 

Quelle place  tiennent les émotions dans la conception de tes produits ?

Une place fondamentale !  Comment se sentir belle, si au fond de soi on ne se sent pas bien ? La cosmétique a pour mission de nous rendre beau. La beauté surgit quand une personne rayonne, se sent bien, est amoureuse, en accord avec elle-même. C’est cette définition de la beauté que j’avais envie de travailler. Pour moi, la beauté vient de l’intérieur. J’ai donc décidé d’associer dans mes produits des principes actifs issus de la nature à des principes vibratoires dans la lignée des Fleurs de Bach.

Pour moi, la beauté vient de l’intérieur. J’ai donc décidé d’associer dans mes produits des principes actifs issus de la nature à des principes vibratoires dans la lignée des Fleurs de Bach.

Comment ça marche ?

Prenons l’exemple du corps. J’ai un baume énergie, un baume détente, un baume pureté. Ma façon de travailler est la suivante : je pars de l’état émotionnel du moment ou de l’objectif de la journée. Stressée ? J’ai besoin du baume détente.  Dans ce soin, j’utilise des huiles essentielles, des principes actifs, des élixirs floraux qui vont jouer sur la détente émotionnelle et physique. On peut l’appliquer sur des zones tendues comme les trapèzes, le ventre ou l’intérieur des poignets. Quand on lâche au niveau des émotions, on lâche au niveau physique. On peut aussi se lever le matin avec l’envie de faire du sport, le baume énergie sera plus adapté. Celui-ci contient des plantes qui amènent de la joie, de la bonne humeur, de la vitalité. Le baume pureté fonctionne comme une détox émotionnelle. Il est réalisé avec des plantes qui nous nettoient comme le pommier sauvage, ou comme le lierre grimpant, un anticellulite jouant sur la circulation sanguine.

Pour le visage, c’est le même principe. Mes crèmes de jour sont en fait des concentrés qui s’appliquent selon nos besoins. Exemple : se protéger des écrans d’ordinateurs, des autres et de leurs ondes négatives, s’adapter aux saisons,  à son mode de vie. Dans mon cas personnel, je dois prendre en compte le fait que je passe en permanence du dedans ou dehors. En fait, quelque soit le soin, l’idée est d’aligner le corps et l’esprit, le physique et les émotions.

Pourquoi créer une gamme de cosmétique ?

J’étais enceinte et je voulais utiliser de la crème Rescue, l’élixir best sellers des Fleurs de Bach.  Il soigne tous les petits bobos. Et puis je me suis rendue compte que les élixirs vendus en pharmacie n’avait pas de formulation propre. Je me suis lancée, j’ai fabriqué mon propre baume Rescue sans huiles essentielles afin de pouvoir l’utiliser pendant ma grossesse. De fil en aiguille, j’en ai créé d’autres en fonction de mes besoins.  Je les ai proposés à mes proches et j’ai eu des retours incroyables. Au début de mon installation, j’ai testé pas mal de choses : des tisanes, des vinaigres… mais ce sont les baumes qui rencontraient le plus de succès. Les effets positifs étaient autant physiques qu’émotionnels. Alors, j’ai resserré ma production pour aller vers les cosmétiques non par  feeling mais par évolution.

Tu produis tous les composants de tes cosmétiques ?

Tout ce que je peux ! Toutes les plantes viennent de mon exploitation en Bourgogne sauf les huiles essentielles car je n’ai qu’ 1 demi-hectare en plantation. Je les achète à des collègues en local, de belles personnes qui travaillent très bien. J’achète aussi mes huiles végétales et ma cire d’abeille toujours auprès de producteurs locaux et bio.  Toutes les transformations sont faites sur place.  Il n’y a aucun produit de synthèse, aucun conservateur.

Toutes les plantes viennent de mon exploitation en Bourgogne sauf les huiles essentielles car je n’ai qu’ 1 demi-hectare en plantation. Je les achète à des collègues en local, de belles personnes qui travaillent très bien. J’achète aussi mes huiles végétales et ma cire d’abeille toujours auprès de producteurs locaux et bio. 

Quels sont tes projets ?

J’ai fait la rencontre d’une super naturopathe avec qui on est en train de mettre en place des projets de stages autour de l’alimentation, des massages énergétiques, du féminin, de nos liens avec la terre mère, du cycle des saisons. J’ai une belle salle d’activité et d’hébergement. Dans mon jardin, il y a des mandalas et plein d’éléments énergétiques qui ont enchanté les premières courageuses qui sont venues nous voir. J’ai envie d’ouvrir ma porte et de partager. L’autre projet est  d’agrandir la gamme. J’ai très envie de travailler la rose qui est une plante classique mais très intéressante au niveau vibratoire. Je travaille aussi sur une forme d’élixir de fleurs à prendre en interne.

Pour aller plus loin et en savoir plus sur Gaëlle, sa ferme et ses produits, retrouvez son histoire dans ce livre passionnant qui retrace le parcours de 10 femmes agricultrices « Néo-paysannes, 10 femmes engagées témoignent » Linda Redouet, Rustica éditions.

Pour découvrir les produits de Gaëlle www.alorscapousse.com

 

 

Sophie Hérolt Petitpas

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