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KAZoART : la galerie online qui donne un coup de jeune au monde de l’art !

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Quand on est amateur d’art et qu’on rêve de mettre un pied dans ce secteur, ô combien intimidant, il existe désormais une solution : passer par le web ! C’est l’opportunité que nous offre KAZoART, 1ère galerie d’art en ligne française créée par Mathilde Le Roy. On a rencontré cette jeune maman de deux enfants, avide de beaux challenges, hyper inspirante et dynamique, qui a décidé de casser les codes d’un marché trop élitiste !

Mathilde, même si tu as connu d’autres univers professionnels, tu n’es pas arrivée dans le milieu de l’art par hasard. Peux-tu nous raconter ton parcours ?

J’ai fait une école de commerce et j’ai commencé à travailler pour des institutions culturelles comme l’Orchestre de Paris, la salle Pleyel ou TF1, pour lesquels je m’occupais de projets culturels ou de mécénat. L’idée de rejoindre le milieu de l’art m’a toujours trotté dans la tête, car je baigne dedans depuis très longtemps. J’ai un grand-père collectionneur de tableaux, une maman très impliquée aussi. C’est un environnement dans lequel je me suis toujours plu. Et puis quand j’ai voulu commencer à acheter à mon tour, j’ai été échaudée par le côté très rigide et intimidant des galeries ou des expos d’art. J’en ai déduit qu’il fallait absolument démocratiser tout ça et rendre ce secteur plus accessible aux amateurs potentiels. L’idée de KAZoART est née !

Quand j’ai voulu commencer à acheter à mon tour, j’ai été échaudée par le côté très rigide et intimidant des galeries ou des expos d’art. J’en ai déduit qu’il fallait absolument démocratiser tout ça et rendre ce secteur plus accessible aux amateurs.

En créant KAZoART en 2015, tu t’es lancée dans un nouveau challenge professionnel, mais en même temps, tu as aussi changé de mode de vie en quittant Paris pour partir vivre à Bordeaux. Est-ce que ces deux étapes étaient finalement complémentaires ?

En fait j’ai créé KAZoART deux ans avant de quitter Paris. Même si ce projet familial de « délocalisation »  existait déjà à l’époque, j’ai décidé de me lancer à fond dans cette nouvelle aventure d’abord. C’était de nouveaux objectifs, l’expérience d’être ma propre patronne, d’être décisionnaire, un super challenge ! Et puis je me suis aperçue au fil du temps que le fait d’être basé à Paris n’était pas forcément une obligation pour du web… et que j’y perdais aussi en équilibre familial. On a donc pensé que c’était le bon moment pour changer d’air ! ça n’a pas été simple, car il a fallu recréer un réseau, et les bonnes conditions de travail. Mais Bordeaux est super accueillante avec les entrepreneurs et maintenant j’en mesure vraiment le bénéfice. KAZoART y est beaucoup plus mise en valeur en tant que société d’avenir, l’équipe est super et mon rythme beaucoup plus compatible avec celui d’une maman.

Est-ce que le secteur de l’art est ouvert aux femmes entrepreneuses ?

Il faut avouer que c’est un environnement dans lequel évoluent pas mal de femmes ! Beaucoup dirigent de grandes galeries internationales. En revanche, on voit beaucoup moins de femmes artistes qui émergent que d’hommes. Chez KAZoART nous présentons 50 % d’œuvres masculines et 50% de féminines. Ce qui est plus compliqué, c’est d’être une femme entrepreneuse en règle générale. Il faut toujours en faire plus pour convaincre les financiers…Mais à contrario, je trouve que l’on bénéficie quand même d’une sorte de discrimination positive de la part des médias, on est souvent plus mises en valeur aussi par les organismes qui encouragent la création d’entreprise.

On voit beaucoup moins de femmes artistes qui émergent que d’hommes. Chez KAZoART nous présentons 50 % d’œuvres masculines et 50% de féminines.

Comment choisis-tu les artistes et les œuvres qui seront proposés à la vente et quelle caution artistique KAZoART apporte-t-il ?

Notre but est avant tout de dénicher des talents, de trouver les pépites de demain. On étudie donc les parcours artistiques. C’est sûr qu’on est plus rassuré par quelqu’un qui a un vrai background, qui a déjà exposé, fait preuve de volonté de chercher son public, de s’impliquer ou de se professionnaliser, même s’il existe aussi d’excellents artistes autodidactes. Nous avons ensuite mis en place un comité d’experts composé de professeurs en écoles d’art, de galeristes et de collectionneurs, dont les « yeux avertis » nous permettent de faire les bons choix. Et j’ai aussi, de mon côté, acquis ma propre expertise !

Les pièces aux couleurs pâles, les « ton sur ton » ou les effets de matières passent souvent mal à l’écran. A l’inverse, les œuvres colorées sont plus faciles à mettre en valeur. 

D’un point du vue plus « marketing », il faut également tenir compte de l’aspect visuel en ligne des œuvres proposées. Les pièces aux couleurs pâles, les « ton sur ton » ou les effets de matières passent souvent mal à l’écran. A l’inverse, les œuvres colorées sont plus faciles à mettre en valeur. Nous observons aussi les styles qui cartonnent plus que d’autres, comme le street art, qui interpelle souvent les néophytes et bénéficie d’effets de mode.

Photo de Zoe Fidji

 

On achète souvent une œuvre d’art avec son cœur et c’est une démarche très personnelle et émotionnelle qui peut être difficile à envisager sans voir ou toucher. Qu’est-ce qui fait donc qu’un acheteur potentiel se sent plus à l’aise d’investir sur une plateforme en ligne que dans une galerie, outre l’accueil souvent guindé que l’on peut y recevoir ?

En effet l’accueil dans les galeries ou sur les foires peut parfois refroidir ! On ne vous met pas vraiment à l’aise et on ne se sent pas à sa place. C’est donc un des critères de choix, mais il y aussi le fait de ne pas avoir à se déplacer pour voir un très large panel d’œuvres, les conseils donnés sur notre live chat, le fait de pouvoir recevoir l’œuvre chez soi et de pouvoir la renvoyer gratuitement sous 30 jours si elle ne correspond pas à ce qu’on attendait (nous gérons entièrement les transports, car en matière d’œuvres d’art, il faut des services très adaptés).  Nous avons un taux de retour extrêmement faible (- d’1%) et ce sont souvent des œuvres achetées pour offrir en cadeau.

Nous avons un taux de retour extrêmement faible (- d’1%) et ce sont souvent des œuvres achetées pour offrir en cadeau.

Est-ce que KAZoART a déjà mis en route de belles success-stories chez de jeunes artistes ?

Oui ! Et c’est une de nos plus grandes satisfactions ! Des artistes commencent en effet chez KAZoART et prennent leur envol de façon spectaculaire ! Je peux citer le cas d’Antonin Anzil, que nous avons connu à sa sortie des Arts Décoratifs. Son travail était vraiment intéressant et original et nous avons été la première galerie à lui proposer de collaborer. Depuis, il a été repéré et engagé à l’international, a multiplié ses prix de vente et exposé à la « Paris Art Fair » au Grand Palais. Ce qui est génial c’est qu’il a décidé de rester sur KAZoART aussi ! Ces succès ont ouvert la porte aux artistes qui avaient une vision un peu tronquée d’une galerie en ligne, et nous permettent de proposer de plus en plus de belles choses, tout en gardant une large gamme de prix !

Suivez Antonin Anzil sur Instagram !

 

Quel est le panier moyen d’un premier achat ? Et y-a-t-il des collectionneurs dans vos clients ?

On voit que le marché est en pleine maturation et ne cesse d’évoluer, car le panier moyen aux débuts de notre histoire était de 300 euros, désormais il est passé à 1000 euros. Il faut dire que nous avons eu de super feedback, y compris dans la presse et que, ça y est, on est reconnu dans le milieu de l’art comme un acteur incontournable. Et en effet, nous avons des collectionneurs dans nos clients, ce qui est aussi une forme de reconnaissance.

Quels sont les prochains défis de KAZoART ?

Le plus immédiat est un développement à l’international. Maintenant que nous maîtrisons le sujet, nous souhaitons ouvrir notre activité  en recrutant de nouveaux artistes  et des acheteurs internationaux. Première étape annoncée : la Grande-Bretagne.

Nous nous tournons aussi vers plus de personnalisation du mode d’achat, avec des projets de réalité augmentée pour voir sa future acquisition en situation dans son salon ou  encore la mise en place d’un profil client pour répondre le plus possible à ses attentes.

Photo de couverture – Zoe Fidji

 

Marie Masuyer

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