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La Chica, Bomba Electronica

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Certains morceaux sont comme le premier verre de rosé à la belle saison, d’une fraîcheur entêtante qui tourne ensuite en boucle dans votre tête (et si on se met en « replay » sur le morceau ou le verre ça peut devenir addictif). « Drink » de La Chica est de ceux-là, une pépite électro trip hop assortie d’un clip ultra léché qu’on avait très envie de vous faire découvrir.

Après un premier EP intitulé « Oasis » et remarqué notamment par le DJ star Agoria qui l’a invitée sur son label Sapiens (pour en savoir plus sur Agoria, son interview est ici), La Chica revient avec « Drink », prélude à un album prévu dans les prochains mois. En attendant, on a voulu en 6 questions en savoir un peu plus sur son univers multidimensionnel et envoûtant. À lire et à écouter posée avec un verre (de quoi, vous déciderez, La Chica a fait du sien une suggestion beauté !) 

ça me plaît d’exprimer à travers l’art un point de vue de meuf sous tous ses aspects, blessée, vulnérable, puissante, à l’ouest.

Pourquoi as-tu choisi ce pseudo de « La Chica » ? On a vu aussi « La Chica Belleville » sur tes comptes You Tube et Insta.

En Amérique latine on surnomme les gens par leur particularité physique, de manière bienveillante. Durant mon adolescence j’étais très masculine, voire garçon manqué, et un de mes oncles aimait à me rappeler que j’étais une fille et m’interpellait souvent en disant « Hey la chica », ça me vexait. J’ai changé depuis et je l’ai gardé 🙂

La chica c’est aussi la fille en général, et ça me plaît d’exprimer à travers l’art un point de vue de meuf sous tous ses aspects, blessée, vulnérable, puissante, à l’ouest.

J’avais besoin de me démarquer, j’ai donc rajouté « Belleville » sur certains réseaux sociaux où le pseudo était déjà trop utilisé, comme un titre réunissant mes 2 héritages. 

J’ai grandi dans ce quartier, je me définis d’ailleurs plus en tant que Bellevilloise que Parisienne ! 

Tu mixes les références musicales et linguistiques, en chantant en anglais et en espagnol, et en mélangeant les sonorités électro avec du classique et du trip hop. Quelles sont tes sources d’inspiration?

Je crée une musique qui me ressemble, un collage de cultures entre la France et le Venezuela. Mon procédé musical est d’assembler des éléments qui, à priori, ne sont pas faits pour être associés mais qui forment un tout avec lequel je m’identifie. Je chante en espagnol car je rêve en espagnol, beaucoup de mes morceaux sont inspirés par mes rêves. L’anglais est une langue qui sonne et je suis très influencée par la culture pop anglo-saxonne.

Je suis aussi fan de hip-hop, du processus du sampling, du collage, donc il me semble naturel de créer et produire des morceaux avec des rythmiques maison issues de tambours caribéens et autres sons plus urbains, avec des couleurs de piano inspirées par Debussy par exemple.  

Certains albums des Beatles en studio m’inspirent beaucoup également car ils n’avaient aucune limite dans leur conception des chansons, et j’aime beaucoup le fait de ne pas avoir de règles.

 

Drink est un hommage aux personnes qui nous ont quitté. « Una canción para los muertos ».  En Amérique latine c’est une célébration qui touche tous les milieux sociaux, culturels, toutes les générations, et qui passe par le chant, la danse et le rhum !

Parle-nous de DRINK, une chanson pas si facile à avaler… Comment as-tu souhaité marier ce son sharp électro trip hop avec l’idée de spiritualité?

Drink est un hommage aux personnes qui nous ont quitté. « Una canción para los muertos ».  En Amérique latine c’est une célébration qui touche tous les milieux sociaux, culturels, toutes les générations, et qui passe par le chant, la danse et le rhum ! Pour aborder ce thème j’avais besoin que la rythmique soit deep et puissante. La langue universelle des tambours. Cette connexion spirituelle doit être exprimée avec autant de force que de fragilité…

L’engagement est toujours là mais plus subtil et dédié au peuple du Venezuela qui vit des moments très difficiles depuis 5 ans et dont on ne parle pas vraiment ici.

Ton nouveau clip est en noir et blanc, très sobre, à l’inverse des précédents, notamment « Be Able » qui était très coloré et engagé, pourquoi ce choix sur ce titre?

C’est vrai que j’aime les explosions de couleurs saturées (et je n’ai pas fini d’en mettre dans mes clips !) mais j’avais envie de quelque chose de plus simple et plus dépouillé, avec des références esthétiques 90’s, pour illustrer mon propos sur ce morceau. 

Je reprends les codes de certains rituels vénézuéliens comme la recherche de l’état de transe pour entrer en communication avec soi-même et parfois mener le combat, le tout de manière symbolique donc pas de décor trop détaillé. 

L’engagement est toujours là mais plus subtil et dédié au peuple du Venezuela qui vit des moments très difficiles depuis 5 ans et dont on ne parle pas vraiment ici.

Je bois un verre de rhum vieux ambré juste avant de monter sur scène.

Quels sont tes projets à venir après ce nouveau clip ?

Je suis en train de terminer la production de l’album. À suivre, au moins 3 autres clips (avec plein de couleurs ! 🙂 jusqu’à la sortie de l’album ! Et des concerts, car j’ai besoin d’être sur scène. C’est là que tout se transforme ! 

Pour terminer en beauté : quels sont tes rituels et produits essentiels avant (ou après) une nuit de fête ou de concert?

Je bois un verre de rhum vieux ambré juste avant de monter sur scène. Le lendemain de nuit de fête mon allié bien-être est la soupe vietnamienne de chez Yu rue de Belleville ! 

Pour en savoir plus sur cet oiseau rare :

https://www.lachica-belleville.com

Instagram @lachicabelleville

 

Pauline Delsalle

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