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Rencontre avec le nez de la Maison de parfum Le Couvent

Le Couvent des Minimes a été fondé en 1614 dans le Sud de la France. C’est là que vécut Louis Feuillée, botaniste de Louis XIV. Passionné par les plantes, la Maison de parfum Le Couvent lui rend hommage au travers de créations olfactives 100% vegan qui mettent à l’honneur la richesse et beauté du monde végétal. Jean-Claude Ellena, directeur de la Création Olfactive depuis 2019, nous raconte son quoti

Naît-on nez ? 

On ne naît pas nez, on le devient. On le devient par une écoute et une compréhension intime des odeurs, on le devient en se construisant une mémoire. La construction prend plusieurs années et s’apparente à l’acquisition d’une nouvelle langue, un langage olfactif, mais cela n’est pas suffisant. Connaître une langue ne suffit pas à devenir écrivain , ici parfumeur. Pour devenir « nez » ou compositeur de parfums, l’imagination est l’élément le plus important. C’est l’imagination qui invente, créée; la mémoire ne sert qu’à vous apporter un savoir ( très important) à contrôler, comparer, elle n’invente rien .    

Vous avez été le nez exclusif d’Hermès pendant 14 ans avant de devenir Directeur de Création Olfactive de la Maison de parfum Le Couvent depuis 2019. Que vous ont apporté ces années chez Hermès ? 

À la différence des parfumeurs de l’industrie dont le rôle est essentiellement créatif, le parfumeur d’une maison de parfums est directeur de la création, responsable de la mise sur le marché des parfums. Son métier ne s’arrête pas à la création, il s’occupe du choix  des matières premières, des qualités, des coûts, du suivit des conformités avec les législations en cours et bien évidemment de la promotion des parfums  créés. Il a une approche globale plus proche de la clientèle.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans le projet de la Maison de parfum Le Couvent ? 

Ce qui m’a séduit est d’abord la mission  de directeur de la création olfactive, à la fois proche de celle que j’avais vécue, mais avec des équipes plus petites, une collaboration intime, personnelle.   

Racontez-nous comment vous créez un parfum. 

Je peux partir d’une fleur, d’une plante, d’une émotion, d’un souvenir, d’une lecture. L’important n’est pas l’inspiration, mais le déclic et pas tout ce que je viens de vous écrire, mais la façon dont je vais le dire. Une rose est une rose, mais la façon de la raconter, de lui faire dire ce que je désire, réside dans la création. C’est la forme avant le fond. Le fond : pour de nombreux romans, ce sont des histoires d’amour, mais nous les retenons, nous nous en souvenons quand la forme est belle, nouvelle, différente, unique.   

Racontez-nous l’histoire d’Aqua Minimes…

Je suis un amoureux des Colognes, de toutes les colognes, c’est une forme d’expression qui séduit le dandy, l’aristocrate, le bourgeois, l’ouvrier comme le punk. La forme , par sa fraîcheur, sa générosité, sa joie de vie, plaît.Pour l’Aqua Minimes, son parfum est faussement  minime.  L’Aqua est Minimes parce qu’elle est le nom et l’esprit botanique du Couvent;  Minime parce qu’elle est l’essence même de la Cologne, une évidence avec ses notes  citrus, cédrat, litsea (un type de verveine d’Afrique), sur un fond boisé cèdre et musc blanc pour épouser la peau et durer  longtemps, très longtemps.      

Quel(s) parfum(s) conseilleriez-vous de porter cet été ?

La nouvelle collection des Colognes Botaniques Absolues avec 

  • AQUA AMANTIA, un voile d’Absolu d’Hibiscus, l’expression d’une idylle dans le Jardin du Taj Mahal.
  • AQUA MILLEFOLIA, la fraîcheur d’un Absolu de Verveine, parfum d’une pluie d’été sur les Jardins de Babylone.
  • AQUA PALMARIS, un bouquet d’Absolu de Néroli, une aurore sur les Jardins de l’Alhambra. 
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