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Le plastique, c’est fantastique, euh catastrophique !

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« Chaque année, 10 millions de tonnes de déchets finissent dans la plus grande poubelle des sociétés modernes : l’Océan. » C’est le triste constat de l’association Surf Rider qui dénonce en particulier la pollution par le plastique aux effets dévasteurs. En 2050, le poids du plastique dans les océans sera supérieur à celui de la vie aquatique, des stastistiques effrayantes qu’il est temps de prendre au sérieux en adoptant des bons gestes sans prise de tête dès cet été !

Je télécharge l’appli Ocean’s Zero

Développée par Surf Rider, l’application Ocean’s Zero est un assistant personnel à la découverte d’un mode de vie zéro déchet. Contrairement aux idées reçues, les tonnes de déchets rejetés par les océans ne viennent pas des rejets en mer mais proviennent à 80% du continent ! Qu’ils soient jetés par terre ou mal recyclés, une grande quantité de déchets termineront leur vie dans les océans et auront un impact écologique désastreux. La seule solution : les réduire par des gestes simples que l’appli invite à adopter en vous laissant des défis ! Arrêtez les lingettes et les essuie-touts, stoppez les cotons tiges en plastique, limiter sa consommation de bouteilles à usage unique pour une gourde… Autant de bonnes idées à mettre en pratique cet été !

Téléchargement gratuit pour iOS et Android.

Je suis les conseils d’Anne Thoumieux, experte en transition zéro plastique

Anne Thoumieux est l’auteure de J’arrête le plastique sorti aux éditions Leduc : un livre coach pour une transition vers le zéro plastique. Elle a répondu à nos questions et nous file ses quelques recommandations pour entamer notre transition ! 

Quel a été le déclic pour écrire ce livre ?

J’étais déjà sensibilisée à l’écologie, à la décroissance et à la slow life (surtout depuis mon précédent livre Le livre du Lagom). Un soir au diner, j’ai commencé à parler de plastique à ma fille de 4 ans, en prenant des exemples, et elle m’a spontanément dit qu’elle était prête à se passer de ses crèmes au chocolat préférées si ça « tuait les poissons ». Alors j’ai compris que c’était plus simple qu’on ne le croyait et que beaucoup de gens ne se rendaient pas compte de leur consommation de plastique ni des problèmes posés. La plupart des gens pensent que le recyclage règle tout… c’est très loin d’être vrai…

Pour toi, quelle est l’urgence de ta démarche ?

La prise de conscience : nous vivons une époque unique, qui marque la fin de beaucoup de choses que nos enfants ne connaitront pas. Des espèces animales qui disparaissent mais aussi la fin d’une certaine facilité à extraire les ressources, le pétrole en tête, qui va conduire à des changements que l’on ne soupçonne pas. Depuis un an, tout le monde s’agite, s’indigne, manifeste et supplie les gouvernements de prendre des mesures, mais en même temps personne ne veut voir ses habitudes changer, ses libertés restreintes, et cela se comprend !

Quels sont les principaux conseils que tu adresses à tes lecteurs ?

Il faut prendre conscience du problème global pour changer en profondeur, ses habitudes de vie mais aussi ses réflexes de pensées. Le meilleur conseil c’est de s’informer, puis de transmettre ses convictions autour de soi. Cela aide à être optimiste. Car les politiques ou les business men et leur vision court terme ne sont pas ceux qui nous sauveront…

Forcément si l’on achète de nouveaux objets durables (gourdes, lingettes en tissus, brosses en bois, sacs tissus…), au départ il y a un coût, mais cela se rentabilise très vite.

Passer au zéro plastique coûte-il plus cher ?

Au début, parfois oui, mais ensuite et en général pas du tout. Forcément si l’on achète de nouveaux objets durables (gourdes, lingettes en tissus, brosses en bois, sacs tissus…), au départ il y a un coût, mais cela se rentabilise très vite. Pour ce qui est du vrac et du local (fruits et légumes, épicerie etc), c’est en général à un prix comparable aux grandes enseignes, parfois un peu plus. Et revenir à une cuisine maison revient indiscutablement moins cher que d’acheter des plats tout faits…

Il faut changer sa consommation : l’achat est un bulletin de vote !

Ne penses-tu pas que, plus que les consommateurs, c’est aux inductriels de se mettre au pas ?

Complètement ! C’est pour cela qu’il faut changer sa consommation : l’achat est un bulletin de vote ! Si plus personne n’achetait d’huile de palme, plus personne n’en fabriquerait (et l’Amazonie aurait peut-être un futur moins noir). En boycottant le plastique on fait passer le message aux industriels qui autrement n’entendent pas. Seul l’argent les intéresse, il faut donc taper là où cela leur fait mal. En parallèle il est important de mener des campagnes autour de soi et auprès des élus de sa région, s’opposer à l’implantation de supermarchés, soutenir les producteurs locaux etc…

Peux-tu nous donner une petite liste des premières résolutions faciles à mettre en place ?

  • Refusez les plastiques à usage unique : pailles, sacs, cotons tiges, couverts, gobelets. Remplacez-les par leurs versions tissus ou papier
  • N’achetez plus d’eau ou de sodas en bouteille. Achetez une gourde en alu ou en verre protégé
  • Ne jetez plus vos mégots par terre : un seul d’entre eux pollue 500L d’eau ! Vous pouvez aussi acheter une boîte pour les recycler chez Terracycle
  • N’achetez plus d’éponges : elles ne sont jamais recyclées et sont terriblement difficiles à dégrader
  • Passez au shampoing et dentifrices solides. Cela change peu l’usage mais représente des millions de tubes jamais recyclés
  • Boycottez les hyper marchés. Il est impossible d’y éviter le plastique, alors autant faire carrément ses courses ailleurs : marché, petits producteurs, AMAP, vente au poids…
  • Offrez des cadeaux dématerialisés : une place de concert ou de théâtre, des consommables (condiments, vin) ou des objets « zéro plastique » comme des savons naturels, de beaux torchons,etc
  • Fabriquez vos produits ménagers type liquide vaisselle. Cela fait beaucoup de flacons plastique en moins, et des économies ! Recettes dans le livre ou sur internet !
  • Réparez vos objets au lieu d’en racheter. Cafetière, grille pain, etc représentent beaucoup de déchets plastiques non traités
  • Importez le zéro plastique au travail : mug, couverts, stylos en bois… Vous pouvez aussi proposer à votre entreprise de changer de fournisseurs et d’arrêter les touillettes !

J’organise ou je participe à une initiative océane

Qu’est-ce que c’est ? Un nettoyage de plages, lacs, rivières et fonds marins organisé par les bénévoles grâce à l’accompagnement de Surfrider Europe en toute autonomie, avec une palette d’outils et une pointe de pédagogie. Car n’oublions pas que tout ne se ramasse pas sur la plage. Les déchets plastiques, les mégots, oui ! Mais les oeufs de poisons séchés et les algues, non ! Et parfois, croyez-nous, pas facile de faire le bon tri. Pour participer à une initiative ou carrément en organise une, c’est ici !

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Charlotte D.

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1 Commentaire sur "Le plastique, c’est fantastique, euh catastrophique !"

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Brignol
Invité
Brignol

Super article ! Pleins de bons conseils à suivre 👍