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Les yeux revolver de Solène Hébert

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La jeune actrice de 25 ans tient le rôle principal d’Emma, une série policière pas comme les autres, diffusée à partir du 6 octobre sur TF1. L’occasion d’une interview beauté où elle se révèle aussi surprenante qu’à l’écran (et avec le même regard qui tue).

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On a pu te voir dans un film de Jean-Pierre Mocky en 2011 (Le Mentor), ainsi que dans une publicité Nina Ricci, mais le grand public te connaît encore peu. Quel a été ton parcours jusqu’à Emma ?

J’ai essentiellement suivi une formation théâtrale, au cours Florent pendant deux ans puis au studio-théâtre d’Asnières. Mais rien ne remplace les tournages où on apprend l’essentiel sur le tas : la spontanéité, la présence, l’affirmation de soi. Avant Emma, je tournais un peu pour la télévision, mais je recherchais surtout des rôles avec du caractère, de l’amplitude, qui sont souvent proposés par le cinéma d’auteur. Le scénario d’Emma m’a bluffée, j’ai eu tout de suite envie du rôle, et j’ai surtout eu une grande liberté pour façonner le personnage. D’où une grosse pression car je me suis beaucoup impliquée, c’est la première fois que je la ressens à ce point !

Mon métier de rêve quand j’étais enfant était psychologue, et aujourd’hui je suis heureuse d’être actrice, de construire des rôles dans leur complexité.

Ton personnage est d’abord pris un peu à la légère par ses collègues policiers, qui trouvent qu’Emma est trop belle pour le job. Elle finit cependant par s’imposer. As-tu vécu également ce type d’expérience ?

Les actrices utilisent évidemment leur physique pour leur rôle, mais ce n’est pas le seul facteur déterminant. On m’a parfois mise dans la case « mannequin », comme Emma, simplement parce que j’ai fait quelques photos quand j’étais adolescente. Mais mon métier de rêve quand j’étais enfant était psychologue, et aujourd’hui je suis heureuse d’être actrice, de construire des rôles dans leur complexité.

Ce qui m’a justement intéressée avec Emma, c’est qu’elle a une totale indifférence par rapport à la beauté et à sa perception, tout simplement parce qu’elle n’en a aucune idée. Elle n’est pas du tout dans un jeu de séduction, plutôt dans le côté pratique : elle s’habille et se coiffe « efficace », comme en témoigne son chignon. Par contre, elle apporte du recul aux autres personnages et au spectateur puisqu’elle ne comprend pas les remarques sur son physique. C’est là qu’on se rend compte à quel point elles sont absurdes, et ce décalage crée une réflexion.

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Le personnage d’Emma pose la question de la beauté idéale, et de sa duplication à l’infini. Qu’en penses-tu ?

Cette question fait assez peur effectivement, savoir jusqu’à quel point un robot peut remplacer l’humain. Mais la série montre toujours un côté émotionnel avec lequel je suis assez d’accord : Emma s’entend bien avec les enfants, les animaux, sûrement parce qu’elle a une certaine naïveté dans sa façon d’aborder le monde, différente des adultes. Il y a un attachement qui s’installe avec le commandant Vitulo, puis avec le reste de l’équipe. Je crois surtout que c’est une question que chacun doit se poser face à une machine : dans quelle mesure je vais être complètement insensible, et est-ce que je ne vais pas montrer de l’empathie si cette machine a une réaction qui me ressemble ?

Pour la beauté c’est pareil, je ne pense pas qu’il puisse y avoir un seul modèle, on le voit avec les stars des réseaux sociaux, Rihanna est très différente de Taylor Swift par exemple. Chacun cherche à s’identifier, à se raccrocher à un détail dans lequel il se reconnaît. Donc la beauté idéale et unique, je n’y crois pas vraiment, et on ne parle même pas de me voir à l’écran… Comme beaucoup d’actrices, j’ai du mal à être objective, je ne vois que ce qui ne va pas.

J’ai des points communs avec Emma. Comme elle, je ne rentre pas dans un jeu de séduction, je préfère observer, rester en retrait.

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Emma apparaît totalement ignorante en matière de beauté et de look. Est-ce que tu es plutôt comme elle dans la vie, très minimale, ou plus extravertie ?

J’ai des points communs avec Emma. Comme elle, je ne rentre pas dans un jeu de séduction, je préfère observer, rester en retrait. J’ai aussi un look plutôt androgyne, jean, T-shirt, chaussures plates, et je me maquille très peu. Je ne me mets sur mon trente-et-un qu’exceptionnellement. Quand c’est le cas, je le fais vraiment, mais je préfèrerais toujours un tailleur pantalon qu’une robe de gala. J’aime beaucoup les créations de Giorgio Armani, par exemple, je m’y sens très bien. J’ai découvert San Francisco récemment, et le look cool de là-bas me plaît beaucoup. Tous les styles cohabitent, des plus simples aux plus extravagants, sans jugement et dans une jolie harmonie.

Quelle a été ta préparation pour le personnage d’Emma ? Est-ce que tu as souhaité mettre l’accent sur un trait physique particulier ?

J’ai su très tard que j’étais choisie pour le rôle, deux semaines avant le début du tournage, il a donc fallu mettre les bouchées doubles pour la préparation ! J’alternais entre une préparatrice physique, Brigitte Basse, qui me faisait notamment travailler le sprint et ses mouvements pour être crédible à l’écran, et un coach d’acting, Zoltan Mayer, qui se focalisait sur ma voix, mon attitude et ma respiration. Emma doit véhiculer beaucoup de choses en restant immobile, il y avait donc énormément de travail de ce côté-là, c’était à l’opposé du jeu en « lâcher-prise » qu’on nous demande souvent ! Passer chaque jour du boot camp au temple du zen était une sacrée expérience, mais j’espère avoir acquis les munitions pour faire vivre Emma de façon cohérente.

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La vie d’actrice est aussi faite de shootings, de promos et de tapis rouges. Comment t’y prépares-tu ?

J’aime bien me préparer moi-même, que ce soit pour la coiffure ou pour le maquillage, ça me permet de ne pas me sentir « déguisée ». Je mets surtout l’accent sur le teint, il faut qu’il soit parfait. Je rajoute ensuite du mascara, et éventuellement du fard beige naturel sur les yeux. J’ai remarqué que dès que j’en fais trop, par exemple avec un rouge à lèvres glossy, je ne me reconnais plus du tout dans la glace, donc j’ai arrêté ! Il y a un truc que j’utilise systématiquement pour ma coiffure, et qui a fait ses preuves : je fais un chignon bien serré que je détache juste avant d’arriver, ça crée une coiffure naturelle et travaillée à la fois, sans beaucoup d’efforts !

Le rituel beauté / le produit dont tu ne pourrais pas te passer ?

Comme je travaille essentiellement le teint, je dirais ma poudre Les Beiges de Chanel n°30.

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Quelles sont les femmes dont la beauté t’inspire ?

Une surtout, Romy Schneider, pour sa beauté sublime de naturel.

Quel est le meilleur conseil beauté qu’on t’ait donné ?

Mélanger deux teintes d’anticernes pour être au plus près de sa carnation naturelle : je mixe toujours un anticernes Yves Saint Laurent clair avec un autre Chanel plus foncé, et on ne voit pas que je suis maquillée.

Je ne peux pas trouver un homme beau si je ne suis pas fière d’être à ses côtés, si je n’admire pas sa vie et ce qu’il en fait.

Ta vision de la beauté chez un homme en trois mots ?

L’authenticité, j’aime qu’un homme ne soit pas trop apprêté. Sa gentillesse aussi, qui lui donne une aura particulière. Et l’admiration qu’il peut susciter, je ne peux pas trouver un homme beau si je ne suis pas fière d’être à ses côtés, si je n’admire pas sa vie et ce qu’il en fait.

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Un souvenir « beauté » hilarant du tournage ?

Il y a une scène dans le deuxième épisode où Emma doit se rendre à une soirée. C’est la petite fille du commandant Vitulo qui m’a maquillée, sans la maquilleuse habituelle, et le résultat était débordant de naïveté, au sens propre comme au figuré. Le rouge à lèvres était largement hors limites, j’avais de l’ombre à paupières plein les yeux. Le T-shirt rose fluo et les couettes n’arrangeaient rien… Toute l’équipe a beaucoup ri en voyant le résultat.

Il y a aussi une scène dans le même épisode où je porte une robe par-dessus mon uniforme habituel, pantalon et col roulé. J’avais beau insister qu’il fallait l’enlever pour les scènes suivantes, les réalisateurs ont tenu à ce que je la garde tout le temps, ça a donné lieu à pas mal de blagues. C’était un tournage très joyeux malgré le froid de février dernier, et j’espère que ça se sentira à l’écran !

 


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Pauline Delsalle

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