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Lucie Lucas, actrice féministe et écolo !

Elle est de retour sur TF1, l’héroïne de la série Clem revient dans la saison 11 pour le plus grand plaisir des téléspectateurs. On en a profité pour poser quelques questions à Lucie Lucas, actrice engagée, féministe et écolo profondément inspirante qui sort bientôt son livre aux éditions Robert Laffont…

On te retrouve dans la nouvelle saison de Clem le 19 avril prochain, cela fait plusieurs années que tu incarnes ce personnage. Comment l’as-tu évolué ?

Il y a une une très grosse évolution du personnage : lorsque l’histoire a commencé Clem avait 16 ans, aujourd’hui elle en a plus de 30… Elle a été maman trop tôt, mère célibataire qui plus est ; elle a perdu sa mère et des êtres chers, et donc elle a mûri plus vite que les gens de sa génération. Du coup, cette décennie était très intéressante pour moi en tant qu’actrice, parce que Clem a déjà eu l’équivalent de plusieurs vies. C’est un défi passionnant pour un comédien, c’est rare d’avoir l’occasion de suivre un personnage sur autant d’années.

Peux-tu nous spoiler un peu ce qui attend les téléspectateurs pour la suite ?

Clara, l’ex de Valentin, est enceinte ; donc Valentin va devoir se préparer à une parentalité très soudaine et précoce. On pourrait dire que la boucle est bouclée, mais en vérité chaque personne et situation est différente. Cette fois-ci on va aborder le sujet à travers les yeux d’un jeune homme et aussi à travers ceux de Clem qui va potentiellement devenir grand-mère. Elle va essayer de ne pas reproduire ce qu’elle a vécu avec ses parents, ce qui ne l’empêchera pas d’être maladroite et parfois à côté de la plaque. Ce qui est sûr, c’est une saison où les personnages ne se laisseront jamais abattre et vont essayer de chercher la lumière et le bonheur par tous les moyens qui s’offrent à eux. C’est un bel exemple en ces temps de crises.

As-tu l’impression parfois d’avoir fait le tour du personnage ou Clem parvient encore à te surprendre ?

Clem ne me surprend plus tellement, on se connaît vraiment très bien elle et moi. Mais je suis toujours contente de partir pour une nouvelle aventure avec elle. 

Tu es une actrice engagée qui prône haut et fort ses convictions. Tu as forcément un impact étant donné ta communauté instagram. Te sens-tu une certaine responsabilité de faire passer les bons messages ?

Bien sûr. Quand on a une parole publique on a une très grande responsabilité forcément. Il faut vérifier toutes ses sources et essayer de rassembler plus que de diviser. Mais c’est vrai que la notoriété est une position intéressante quand on a envie de faire bouger les lignes.

L’une des causes qui te tient à cœur est le féminisme. Quelles sont les grandes causes des femmes qui te tiennent particulièrement à cœur ?

Il y a encore tant de choses à faire, et les associations pour les femmes en parlent mieux que moi. Il y a une chanson d’Imany qui est dans la bande originale du film WOMAN de Yann Arthus Bertrand (que je recommande à tous de voir absolument, et surtout aux hommes) qui dit « je veux juste que tu me rendes le pouvoir dont tu m’as privé ». J’aimerais que les femmes et les hommes arrivent vraiment à s’estimer sur un pied d’égalité. C’est tout bête mais par exemple quand je fais du bricolage avec des hommes, j’ai naturellement tendance à me mettre un peu en retrait, et eux ont souvent tendance à ne pas m’écouter. Et je pense que c’est dans ces détails-là qu’il faut se battre aujourd’hui pour que chacun soit estimé à sa juste valeur et se sente écouté dans le respect. Mais c’est d’abord un effort individuel, parce que nous les femmes devons reprendre confiance en nous, sans chercher à revendiquer, mais en comprenant que nous sommes légitimes. 

Pauline Dubuisson avait une position véritablement féministe sans même en avoir conscience. Elle n’était pas dans la revendication ou la provocation. Elle essayait seulement d’être elle-même et je pense que c’est un message qui doit être encore entendu par tous aujourd’hui.

Lucie Lucas

Récemment on a pu te voir dans le rôle de Pauline Dubuisson ? Peux-tu nous raconter son histoire et en quoi elle t’a touchée pour que tu acceptes de l’incarner ?

C’est pas tous les jours que l’on vous offre un rôle aussi puissant. Pauline Dubuisson a été tondue à la libération et traînée dans la poussière toute sa vie car étant très jeune fille, elle a eu une ou plusieurs aventures avec des allemands. Ce qui était insupportable pour ses contemporains, c’est qu’elle refuse de rentrer dans des cases : elle voulait être médecin à tout prix, ne voulait pas se marier comme toutes les femmes de son âge, ni consacrer sa vie à son foyer… Elle voulait être libre tout simplement. Et la société lui a fait payer jusqu’à la pousser au suicide. Pauline Dubuisson avait une position véritablement féministe sans même en avoir conscience. Elle n’était pas dans la revendication ou la provocation. Elle essayait seulement d’être elle-même et je pense que c’est un message qui doit être encore entendu par tous aujourd’hui. C’est pourquoi je n’ai pas hésité une seconde à accepter ce rôle.

On voit que le travail de sensibilisation et les cris d’alarmes menés par les écologistes et les scientifiques depuis des décennies commencent à porter leurs fruits.

Lucie Lucas

Une seconde cause chère à ton cœur, c’est l’écologie,  « Je perds 2 000 followers quand je fais un post sur l’écologie », c’est ce que tu avais annocé en 2019. C’est effrayant ! Mais vrai ?

Oui, quand je l’ai dit c’était vrai. Mais aujourd’hui ce n’est plus le cas, je ne perds plus vraiment de followers, j’en gagne plutôt. On voit que le travail de sensibilisation et les cris d’alarmes menés par les écologistes et les scientifiques depuis des décennies commencent à porter leurs fruits. C’est très encourageant, les gens prennent conscience que leur environnement est dégradé et dégradable. Il est plus que temps maintenant de passer à l’action pour essayer de changer le système en profondeur. 

Comment expliques-tu une telle réaction de ta communauté ?

Tout simplement parce qu’à l’époque ma communauté suivait mes comptes non pas pour ce que j’étais, mais pour le personnage que j’incarnais à la télévision. Et aujourd’hui que je me suis beaucoup dévoilée, les gens me suivent en conscience.

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Quelles sont les asso qui selon toi font bouger les lignes et mériteraient d’être davantage connues ?

Il y en a tellement ! Bien sûr les grosses associations comme Surfrider (qui lutte contre la pollution des océans), Seasheaperd (qui s’occupe de protéger la faune sauvage des océans), le mouvement Colibris ou Terre&Humanisme (qui soutient tout deux l’émergence d’oasis en France ; des lieux écologiques, et humanistes voués à rayonner sur le territoire). Il y en a aussi de moins connues comme Cleanwalker, Wings of the Ocean, Bloom… et tant d’autres ! Toutes font un travail absolument formidable et précieux.

Mais je ne saurais que vous conseiller de soutenir le moteur de recherche français Lilo qui propose de collecter l’argent généré par vos clics et vos recherches, et de le redistribuer à l’association de votre choix. Le catalogue est immense, il y en a vraiment pour toutes les sensibilités.

Tu t’apprêtes à sortir un livre aux éditions Robert Laffont qui traite de ton engagement. Que vas-tu raconter aux lecteurs ?

Je vais essayer d’expliquer comment l’écologie est entrée dans ma vie, à quel point ça m’a rendue plus heureuse, et essayer de proposer des outils pour que ceux qui voudraient prendre le même chemin y arrivent, quels que soient leurs moyens. 

Quels sont tes petits gestes écolo du quotidien qui ont pris une place essentielle dans ta vie ?

Une fois que le geste est adopté c’est difficile de l’identifier parce qu’il rentre vraiment dans la norme de notre quotidien. D’une façon générale, on essaie de réduire notre consommation. On achète en vrac le plus possible et aussi en grande quantité pour ne pas avoir à faire les courses trop souvent, ce qui réduit notre consommation d’emballage. On mange quasi exclusivement des fruits et légumes de notre jardin, et on voit vraiment la différence. Un légume est meilleur et plus nutritif s’il est consommé dans les 12 heures après sa récolte. Sinon on n’a plus de déchet de table puisqu’on a des poules. Et puis on regarde très peu les dates de péremption ; on a pris l’habitude de sentir et goûter un produit avant de le consommer. Ensuite, je ne prends plus l’avion, et quand je conduis j’essaie d’avoir la conduite la plus écologique possible. Et sinon on fait toujours en sorte d’acheter des marques bio et éthiques, et pour les meubles et vêtements c’est quasiment toujours du seconde main.

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