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Marilou Aussilloux : la comtesse féministe de la série Netflix « Révolution »

Elle est sortie il y a seulement quelques jours sur Netflix : « Révolution » est la série du moment à bingwatcher pendant ses soirées couvre-feu. On a flashé sur l’héroïne féministe, Elise de Montargis, incarnée par Marilou Aussilloux qui nous livre ici quelques coulisses d’un tournage pas comme les autres…

Qu’est-ce qui t’a poussée à étudier au conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris ?

J’ai tenté le concours du conservatoire national de Paris car on me disait que c’était « la voie royale » pour être comédienne, j’arrivais de ma petite province et je ne savais pas du tout comment intégrer ce milieu très fermé. L’école me semblait le meilleur moyen d’apprendre ce métier: de travailler, d’explorer différentes œuvres, différents textes, différents rôles sur un plateau. L’école m’a permis de mûrir, de savoir ce que j’aimais et voulais faire plus tard, mais aussi et surtout ce que je ne voulais pas faire.

Tu joues dans la nouvelle série Netflix « Révolution », peux-tu nous la spoiler un peu ?

C’est l’histoire d’un mystérieux virus qui va se répandre et créer une énorme épidémie. Il y a des morts en série et des disparitions inquiétantes. On va suivre deux trajectoires : celle de Joseph Guillotin, un médecin du peuple, qui enquête sur cette maladie, et celle d’Elise de Montargis, que j’incarne, une jeune comtesse, qui va mener une enquête au sein de sa famille et essayer de chercher des réponses. C’est une fille en désaccord avec les idées de son rang, de son époque, c’est une visionnaire: elle va peu à peu se rapprocher de la cause populaire, et va faire changer les choses.

Comment t’es-tu retrouver dans le casting de la série ?

J’ai été appelée par un directeur de casting avec qui j’avais déjà travaillé auparavant, mais j’auditionnais pour un autre rôle à la base. Et puis en voyant mes essais, le créateur de la série a souhaité me confier le premier rôle féminin. J’ai fait deux autres tours de casting, pour convaincre netflix, et puis c’était bon.

Tu n’as eu que deux semaines pour préparer ton rôle, comment t’es-tu sentie ?

C’était assez stressant, assez inquiétant de tout préparer en vitesse, mais finalement je me suis dit que cette urgence allait m’aider : cet inconfort, cette inquiétude, c’était peut-être la clef pour comprendre la position dans laquelle se trouvait mon personnage au début de l’histoire. Donc finalement je me suis servie de cette contrainte de temps pour appréhender le rôle.

On a échangé avec Lionel Erdogan également, c’était sympa de tourner ensemble ?

Oui c’est un partenaire en or ! Ça a matché dès le début. C’est lui qui me donnait la réplique pour mon dernier tour de casting et je crois que ça m’a beaucoup aidée à obtenir le rôle. On a beaucoup échangé, rigolé, répété ensemble, ça a été un vrai ami durant ce tournage. C’est précieux quand ça se passe comme ça.

J’ai ressenti la difficulté d’être une femme à cette époque-là ! Autant « d’enclos symboliques »…

Marilou Aussilloux à découvrire dans la série Netflix « Révolution »

Raconte-nous quelques anecdotes de tournage…

Je devais porter une cape en velours, très lourde, c’était vraiment compliqué pour monter à cheval. Et puis des talons, des robes très encombrantes, des corsets qui me coupaient le souffle… Bref j’ai ressenti la difficulté d’être une femme à cette époque-là ! Autant « d’enclos symboliques »…

J’ai eu pas mal de fous rires durant ce tournage, dans la calèche notamment, il faut savoir que c’était des gens qui la poussaient dans tous les sens pour donner l’illusion qu’elle roulait. J’avais l’impression d’être dans un manège pour enfants, pas facile de se concentrer, surtout que les scènes dedans étaient toujours super sérieuses ! J’ai beaucoup ri avec Laurent Lucas aussi, c’est un partenaire génial.

C’était la première fois que je jouais dans un film d’action. Je ne pensais vraiment pas en être capable et j’ai adoré faire les cascades moi-même !

Et puis j’ai des souvenirs très forts des dernières semaines de tournage, de la bataille dans la boue… C’était la première fois que je jouais dans un film d’action. Je ne pensais vraiment pas en être capable et j’ai adoré faire les cascades moi-même !

On a appris que tu étais passionnée par la littérature, quels sont les 3 livres que tout le monde devrait avoir lu selon toi ?

Il y en a tant ! Je vais en dire trois qui m’ont vraiment marquée : Le diable au corps de Raymond Radiguet, Demande à la poussière de John Fante, et plus récemment Sorcières de Mona Chollet

On a vu que tu aimais partager sur Instagram des photos/stories des coulisses de tes tournages, quel rapport entretiens-tu avec les réseaux sociaux ?

Un rapport assez détaché, c’est un endroit parfois magnifique qui permet de rassembler des gens et de porter des combats, de faire entendre sa voix, mais ça peut être aussi un endroit dangereux, de harcèlement, de haine et de grande malveillance. Une source de complexes, de mal-être aussi, parfois. Donc j’essaie de m’en tenir à distance.

Ton secret beauté avant un tournage ?

Passer une cuillère qui était au congelo sous mes yeux avant le pick-up. Ça réveille !

Et écrire des scénarios, réaliser, tu y penses ?

Oui, c’est un rêve depuis toute petite. J’écris depuis très longtemps. J’ai des carnets remplis, rien d’encore assumé. J’espère un jour avoir la chance de concrétiser ces projets là…

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