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Philippine Darblay : « J’appréhende le monde de l’art par ses créatifs »

Parce qu’on aime vous présenter les femmes au parcours qui dépote, c’est au tour de Philippine Darblay de nous raconter son histoire ! Passionnée de gastronomie, Philippine fait partie de la folle équipe de Très Très Bon : l’émission gastro sur Paris Première pour laquelle elle arpente la France à la rencontre des petits producteurs, des chefs et des gastronomes ! Passionnée d’art et de culture, elle tient aussi la chronique culturelle de la même chaîne et a été missionnée pour dénicher les créateurs qui intégreront la future Soho House de Paris dont l’ouverture est prévue dans un an. Une vie de rêve dont on a voulu connaître le secret !

Aujourd’hui tu partages tes journées entre deux jobs de rêve. Peux-tu nous les décrire en quelques mots ?

Je suis chroniqueuse pour des émissions de télévisions essentiellement gastronomiques parce que c’est mon dada, et culturelles ! A côté de cela, je construis une communauté de créatifs pour l’ouverture d’une Soho House à Paris dans un an. Il y a 23 clubs dans le monde dont 7 à Londres et 3 à New-York. Je passe mes journées à rencontrer des talents dans la presse, la mode, le cinéma, l’art, la musique, le cinéma …

D’où te vient cette fibre artistique ?

Depuis toute petite, je suis passionnée par la création. Je me rappelle que je me confectionnais des classeurs entiers avec des dessins de robes, de sirènes… Mon père est photographe et architecte. Aujourd’hui il construit et designe des maisons en bois. Ma mère a longtemps été créatrice de bijoux. Mais les deux pourtant n’étaient pas favorables à une école d’art. Jai fait un bac scientifique, puis une école de commerce (qui a eu le mérite de me rendre débrouillarde). Et c’est lorsque j’ai pu faire mes propres choix que j’ai intégré Saint Martins, une école d’art à Londres, pour un master en management de l’innovation. Le but étant de faire collaborer créatifs et profils business. Ce projet a été clé et un “drive” pour ma vie professionnelle.

Tu as commencé par bosser pour le NOMA avant de te lancer en freelance à Londres. Racontes-nous ces années londoniennes ?

J’ai travaillé pour NOMA, ou plus exactement pour l’ONG associée au restaurant : MAD. Sur la création d’un symposium pour les jeunes chefs. Qui traitait des grandes problématiques du monde de la gastronomie, de cuisine végétale, du pouvoir des chefs sur la société… Puis je suis retournée à Londres pour monter ma boîte de conseil. J’ai bossé pour des marques bio, des marchés de street food, des studios de design alliant architecture et food… L’avantage de Londres, c’est que tout est possible ! Et intense. Puis j’ai eu l’opportunité de travailler pour Relais & Châteaux qui souhaitait parler davantage de cuisine, de modernité et d’engagements responsables.

Aujourd’hui, tu fais partie de l’équipe Très Très Bon sur Paris Première et tu tiens une rubrique culturelle. Le rêve ?

Totalement ! J’ai été repérée par les équipes de Paris Première pour intervenir dans Très Très Bon, emission dédiée à de nouvelles adresses food. La chaîne m’a ensuite confié une 2e émission, J’ai un Ticket, dédiée aux bons plans culturels à Paris. On tourne dans des musées, des théâtres, des restaurants anciens… quelle bonheur

Si tu devais donner tes 3 adresses parisiennes préférées, lesquelles nous confierais-tu ?

La première serait Clamato, rue de Charonne, où j’invite vraiment à prendre du poisson ! J’ai déménagé dans le coin juste pour ce restaurant ! (rires)

La deuxième serait CAM, au métro Arts et Métier. L’endroit est tenu par un chef coréen qui dénote à Paris avec cuisine très poussée en goût, en intensité et en épices, avec une maîtrise des cuissons !

La troisième serait le bistrot Paul Bert. QG des personnes dans la food, chefs, journalistes, stylistes culinaires… un lieu qu’on aime à chaque fois.

Comment mènes-tu ce travail de recherche de bonnes adresses ?

C’est assez organique. Il faut déclencher des rencontres, aller à des événements, être curieux… Au fur et à mesure, c’est l’information qui vient à nous.

Comment t’es-tu retrouvée tête chercheuse des prochains talents du Soho House Paris ?

Par du bouche à oreille, je devais faire du free-lance our eux puis un rendez-vous de chantier avec le fondateur s’est transformé en offre de job. Nick m’a posé 10 questions aux milieu des gravas et hop c’est parti. Culture tres anglo-saxonne : celle de “make it happen”, de l’action. Les choses se font aussi vite qu’elles peuvent se défaire, si les résultats ne sont pas à la hauteur. J’aime personnellement beaucoup cette approche.

Tu parles beaucoup de liberté dans ton travail, tu te sens 100% libre dans ce que tu fais ?

Complètement. On m’a dit un jour que la liberté n’est pas de choisir ce qu’on a envie de faire, mais de choisir ses contraintes. J’adore cette idée de la liberté, franche et réaliste.

Tu parles d’une vie avec 1000 projets et tu as moins de 30 ans. Ta jeunesse te joue-t-elle des tours pour convaincre autour de toi ?

J’ai un côté lutin illuminé apparement (rires) Je n’ai pas envie de changer d’attitude, mais en France, ce côté expensive, positif, un peu enfantin parfait n’est pas toujours valorisé. Il y a un côté cool à faire la gueule. Mais finalement, si un chocolat chaud, aussi simple que ce soit, est bon, n’est-ce pas la plus grande joie ? Chopper des petits moments de bonheur toute la journée, c’est ma philosophie.

 

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