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Rencontre avec Sophie Pfeffer, créatrice de 5 Octobre et collectionneuse d’émotions

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5 Octobre, la marque de bijoux française adulée par les rédactrices mode, inaugure un nouvel écrin au cœur de Saint Germain des Prés à Paris. L’occasion pour cette belle maison de présenter ses nouvelles collections, toujours métissées de matière brutes et précieuses, et toujours aussi poétiques. L’occasion aussi pour nous, de découvrir l’univers captivant de Sophie Pfeffer, sa créatrice :

Les bijoux : un monde à part

Curiosité, hyper-sensibilité artistique, amour des matériaux : des qualités communes à beaucoup de femmes créatrices de bijoux,  derrières lesquelles se cachent souvent des destins particuliers et des caractères bien trempés. Car les bijoux sont un peu à part dans le monde de la création. Plus personnels, plus symboliques qu’un vêtement, ils sont autant de témoignages de notre histoire. Bien plus que des colifichets, ils font souvent partie de nous.  

Dessiner, élaborer ces objets de désir requiert non seulement du talent, mais une belle ouverture sur le monde et ses singularités. C’est aussi parfois la décision d’une vie, comme ce fut le cas pour Sophie Pfeffer, dont le premier métier fut celui d’avocate.  Une profession qu’elle quittera après quelques années d’exercice, non par dépit, mais pour se consacrer enfin à sa passion d’enfant, pour les perles, les pierres, l’alchimie des matières et ce processus de création presque sacré où l’objet soudain se charge d’âme.

 

La matière toujours au cœur de la création

Sophie a toujours adoré chiner, collectionner, bijoux anciens, pièces tribales et autres trésors glanés lors de ses voyages,  s’inventer un univers à part où toutes ses inspirations se rejoindraient régulièrement pour donner naissance à des pièces un peu magiques, des bijoux-talismans qui lui ressembleraient, mais parleraient aussi à toutes les femmes.

5 Octobre (date de son anniversaire) a donc vu le jour en 2005 et connu des évolutions constantes, au rythme de son succès  grandissant et des inspirations du moment. Au cœur du sujet, toujours les matières, leurs connexions, même si elles peuvent paraître improbables au premier abord. La magie du laiton mat et un peu brut, conjugué à la délicatesse d’une perle d’eau douce, a désormais laissé place à de magnifiques accords d’or fin ou de vermeil et de pierres somptueuses. Des pièces de monnaies ancestrales se parent de diamants pour rejouer les précieuses au cou de belles dames et les gemmes se montrent dans leur plus simple élément, comme en suspension, afin de révéler un éclat inédit.

Sophie a bien voulu lever avec nous, une part du mystère 5 Octobre:

Sophie, on sent que depuis les débuts de 5 Octobre, les choses ont changé, vos créations ont pris un nouveau virage. Est-ce que vous pouvez nous l’expliquer ?

Lorsque j’ai débuté l’aventure 5 Octobre,  j’étais assez novice. J’ai commencé à travailler avec des matières comme le laiton et les pierres naturelles ou même du cristal de Swarovski, mais je n’avais pas encore l’expérience qu’il fallait pour utiliser des matières plus précieuses. Je me suis donc formée, en gemmologie entre autres, et j’ai fait des rencontres formidables avec des fournisseurs très talentueux. J’ai beaucoup appris « sur le terrain » et j’ai évolué. Même si je garde l’idée de cet ADN très « gris-gris » de la marque,  la maternité, par exemple m’a donné envie de plus d’épure, de transparence. Et le travail de l’or et des pierres précieuses est devenu une évidence.

Est-ce que ce travail de matières plus fines est plus contraignant en terme de créa ?

Mon processus de création est le même. Je m’inspire toujours de tout ce qui m’entoure, de peinture, de streetwear, de mode, de bijoux anciens (j’adore l’époque Napoléon III). Je peux imaginer un bijou comme ça, rien qu’en y pensant, ou travailler sur des dessins. Ce qui change,  ce sont les contraintes de fabrication. Il faut tenir compte des spécificités des matériaux. Pour les pierres précieuses par exemple, j’ai voulu qu’elles soient le plus pur possible, débarrassées de métal. Il a donc fallu trouver des montages appropriés.

Quelles sont vos pierres favorites ?

Pour cette collection, j’ai travaillé les saphirs, les spinelles, les topazes. On ne le sait pas forcément, mais toutes ces pierres ont des déclinaisons de teintes incroyables. Les spinelles peuvent aller du rose au mauve, les saphirs ont des teintes pastel infinies et l’association de ces gemmes permet des jeux de lumière fabuleux.

Une icône inspirante ?

Il y en a tellement, Jane Birkin  et Romy Schneider dans les années 70, elles ont marqué ma jeunesse. 

Je sais que vous collectionnez les bijoux anciens, quelle est votre pièce favorite ?

Un bracelet du sud de l’Inde du début du XXème siècle offert par ma mère, en or et diamant, une pièce  sublime.

Le type de bijou dont vous ne pouvez pas vous passer ?

Des créoles en or !

Un endroit dans le monde pour créer ?

Il n’y  a pas d’endroit en particulier, bien sûr, mon bureau mais je suis souvent en voyage…partout et tout le temps. La création est un processus continu qui ne me quitte jamais. J’ai toujours un carnet et des crayons : dès qu’une idée surgit, je la note ou je fais un croquis.

Un endroit pour tout oublier ?

My home sweet home, perdue dans l’Alentejo entre campagne et mer.

Un tip beauté ?

Le yoga et les respirations avant une sortie : les traits sont reposés et détendus.

Le premier showroom de 5 Octobre  dans le Marais était déjà un vrai bijou. Comment avez-vous choisi ce nouvel endroit à Saint Germain ?

J’aime les lieux qui ont une âme et cet espace du 31 rue de Seine en a une belle !

Autrefois appelée la Gradiva, cette galerie a appartenu à André Breton dans les années 30. Elle avait été créée pour être un « révélateur du désir de chacun » et sur sa porte d’entrée, on pouvait voir une ombre portée d’un couple enlacé, réalisé par Marcel Duchamps. On ne pouvait pas rêver mieux ! Et puis cette galerie a une luminosité parfaite, les pierres y sont vraiment mises en valeur et il y règne une atmosphère très enveloppante.

Que peut-on y trouver ?

C’est davantage qu’une boutique traditionnelle, car en plus d’y présenter toutes mes collections, le but est aussi de pouvoir renouveler leurs mises en scène chaque saison, et d’y installer mes pièces uniques et «éditions limitées ». 

 

5 Octobre, 31 rue de Seine Paris 6ème de mercredi au samedi de 12H à 19H

Le Bon Marché 24 rue de Sèvres Paris 6ème

http://www.5octobre.com

 

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Marie Masuyer

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