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Un croissant avec Alexandra Golovanoff

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Salon vitré plongeant sur la tour Eiffel (qu’on parvient presque à toucher), on ne pouvait rêver de meilleur spot pour petit-déjeuner avec Alexandra Golovanoff, gourou de la mode et prêtresse du style. Confidences d’une femme au dressing hors-norme.

Vous étiez prédestinée à devenir antiquaire, racontez-nous votre histoire…

Mes parents étaient antiquaires, j’ai beaucoup travaillé avec eux en tant qu’aînée de la famille. Ce sont souvent des métiers qui se transmettent aux générations suivantes car le fond d’antiquités a beaucoup de valeurs dans ce milieu. C’est très long et cher de se constituer une collection d’objets. Idéalement il faut les garder 20 ans pour que des années plus tard, ils puissent valoir beaucoup plus que leur prix initial, à condition d’avoir eu le nez fin. Mais je me suis rapidement dit que je ne voulais pas faire ça.

Vous êtes passée par tout : costumière, finance, informatique… À quel moment avez-vous senti que vous aviez enfin trouvé votre voie ?

J’ai réalisé après quelques années que je ne pouvais plus me permettre de passer du coq à l’âne professionnellement. Mon souci était d’être extrêmement curieuse et quand on me proposait quelque chose, je me disais toujours « ah bah oui tiens, pourquoi pas ! ». J’ai réalisé que l’univers du journalisme me permettrait d’assouvir cette curiosité et d’en faire un métier à part entière. Je suis tombée sur une petite annonce dans Libé pour une petite boîte de prod’ qui cherchait un journaliste en finance et économie. J’avais déjà travaillé dans la finance alors je me suis lancée.

 

J’ai toujours eu la mode en moi. Je dirais que je suis passée du circuit amateur au circuit professionnel, c’est tout !

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La mode est venue plus tard ?

Non, j’ai toujours eu la mode en moi. Je dirais que je suis passée du circuit amateur au circuit professionnel, c’est tout !

Et avec des parents antiquaires, cela a dû nourrir un certain goût esthétique…

Esthétique bien sûr mais surtout un goût pour les choses bien faites. Pourquoi quelque chose est plus beau qu’un truc moche ? À quoi cela tient ? Pour moi, la réponse réside dans la qualité de l’objet, sa capacité à traverser le temps, sa pérennité. Je suis assez anti-jetable.

C’est de là que vient votre nouvelle marque de cachemires intemporels que l’on peut garder… 10 ans ?

J’aimerais qu’ils en tiennent 30 ! (rires) S’ils n’ont pas rencontré de mites bien sûr et qu’on en a pris soin… Ce sont des matières vivantes qui demandent un peu d’attention, mais le cachemire se prête assez bien au vieillissement. C’est cela qui m’a plu et c’est pourquoi j’ai choisi la meilleure matière première pour obtenir des pièces de très grande qualité. Ils sont faits en fils d’Ecosse et fabriqués à l’île Maurice !

Comment avez-vous choisi vos égéries ?

Par pure affinité. Je voulais montrer que mes cachemires sont intemporels, unisexes et trans-générationnels. J’ai fait poser ma mère, ma fille, mon ami Pierre Hardy… Tout le monde peut s’y retrouver et le garder dans son dressing pour faire un petit chemin de vie avec, se lover dedans. La matière s’y prête tant !

 

« Je n’aime pas le faux sexy, les pulls au décolleté qui plonge, ça n’apporte rien. »

 

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Il en existe un modèle court et un modèle long mais ils sont absolument tous à col rond, pourquoi un tel choix ?

Je ne porte QUE des cols ronds. C’est tellement plus chic ! Je n’aime pas le faux sexy, les pulls au décolleté qui plonge, ça n’apporte rien.

Vous proposez un éventail de 5 couleurs. Comment les avez-vous sélectionnées ?

Je me suis beaucoup inspirée de la cosmétique. Ma baseline c’est « Le tricot qui rend beau », ce qui veut dire qu’il vous met en valeur. Vous avez déjà remarqué que parfois, on pouvait vous dire « Tiens, tu as une super mine ! » juste parce que vous aviez changé de pull ? En fonction de sa peau, de ses cheveux et de ses yeux, certaines couleurs nous vont plus ou moins bien. C’est comme cela que j’ai choisi mes couleurs, selon les différentes beautés qui pourraient se glisser dedans.

Vous êtes une grande consommatrice de cosmétiques ?

Oui. Même si je suis beaucoup plus orientée soin que make-up. Je privilégie la beauté au naturel. Je teste à peu près tout ce qui se fait, mes placards encore une fois débordent…

Votre routine ressemble à quoi ?

J’utilise des produits de Joëlle Ciocco depuis 15 ans maintenant. Mon capital jeunesse est très important car je fais un métier d’image, donc j’essaie d’en prendre soin (rires). Cette marque analyse la chimie de la peau et applique des principes scientifiques pour promulguer les meilleurs soins à notre corps. Je trouve la démarche intelligente, surtout que les composants inspirent confiance. J’ai aussi la peau très sèche, je m’enduis des pieds à la tête, tous les jours que Dieu fait, depuis l’âge de 15 ans. Je suis toujours à la recherche de crèmes bien fluides mais qui nourrissent nourrissent nourrissent.

Votre dernier coup de cœur cosmétique, c’est qui ?

Uka, pour mes cheveux. C’est japonais, bio et ça mousse ! Le shampoing laisse les cheveux tellement doux qu’on n’a pas besoin de mettre d’après-shampoing. C’est incroyable.

 

« Je suis davantage une collectionneuse de vêtements qu’une collectionneuse de mode. »

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Qui sont les créateurs qui aujourd’hui vous inspirent dans votre démarche créative ?

Je ne suis pas spécialement attachée aux marques ou aux créateurs. J’affectionne plus une forme particulière, un bord-côte singulier, une paire de mocassin américain achetée par ma mère à la fin des années 60… Je suis davantage une collectionneuse de vêtements qu’une collectionneuse de mode. Il y a des marques que j’aime, mais ce n’est jamais un critère pour garder un vêtement. Je préfère me créer une sorte de banque de données de pièces très variées, je dois hériter cela du côté antiquaire de ma famille !

Votre placard doit faire des envieuses ?

Je le trouve atroce, mais ma fille l’adore. Il explose de tous les côtés, déborde de manteaux, de chaussures, de pulls… Rien n’est bien plié. À chaque fois que j’attrape un vêtement pour l’enfiler, il est tout froissé. Mais je déteste ranger. Et bien que mon dressing soit vidé de temps en temps, il n’y a jamais assez de place ! (rires)

Vous en faites profiter votre fille ?

Je n’aime pas trop qu’elle soit déguisée en moi. Et elle est encore jeune pour porter de belles pièces pour aller au lycée, c’est un peu prématuré. Je garde parfois des petites choses pour elle, mais je fais attention à ce que cela ne dépasse pas certaines limites, ce serait déplacé.

Où vous croisera-t-on pour la FW ?

J’attends avec impatience le défilé de Balenciaga. L’année dernière, j’ai fini en larmes. C’était un grand moment, celui qui justifie pourquoi on fait ce métier. La mise en scène était incroyable, le lieu calfeutré, la musique assourdissante… Beaucoup d’émotions. J’attends aussi le défilé de Nicolas Ghesquière pour Louis Vuitton dont je suis fan depuis toujours. Il y a aussi Rykiel, Julien Dossena chez Paco Rabanne, Chanel qui est toujours un super événement. Et puis il a cette nouvelle créatrice chez Dior, Maria Grazia Chiuri, qui était chez Valentino avant, et qui attise la curiosité. Toutes les FW ont leur lot de surprises et parfois on aime des défilés qu’on n’avait pas aimés la fois d’avant.

Que flairez-vous pour la saison ?

De tout ! On a tellement accès à tout aujourd’hui, qu’il faut surtout rechercher une silhouette, adhérer à un univers, et changer d’un jour sur l’autre. Moi j’adore m’amuser et ce n’est pas grave si je me trompe ! Je garde tout de même mon style qui se compose principalement d’un jean, d’un tee-shirt, de chaussures plates et d’un pull à col rond bien sûr !

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Article-Goglovanoff-Bettie-2Collection à découvrir chez Colette, au Bon Marché ou directement sur www.alexandragolovanoff.com. © Bettina Rheims

 


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Charlotte D.

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