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Un Plan Café avec Joséphine Draï

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Control freak, hystéro et pourtant terriblement attachante : je vous présente Emilie dans la série Plan Cœur, dont la saison 2 sort aujourd’hui sur Netflix. Derrière ce personnage haut en couleurs : la comédienne et humoriste Joséphine Draï que j’avais tellement hâte de rencontrer. On s’est retrouvées dans un café il y a quelques jours, elle a pris un allongé et moi un chocolat chaud pour papoter tournage, amour et humour… Car chez elle, l’un de va pas sans l’autre.

L’humour a-t-il toujours été central dans ta vie ?

J’ai fait appel à l’humour très tôt dans ma vie. Il a toujours été un moyen de défense dans mon environnement familial : ma mère est une femme très drôle, très solaire, mais ressemble un peu à Emilie dans Plan Cœur, ce qui peut être un peu écrasant ! Petite, j’ai dû trouver ma place et j’ai découvert l’arme de l’humour. C’est amusant car enfant, j’étais très timide et solitaire : j’ai rapidement compris que je pouvais surpasser mes craintes avec l’humour. Par exemple, quand j’étais amoureuse d’un garçon à l’école, je n’osais jamais lui déclarer ma flamme. Je m’arrangeais toujours pour devenir sa meilleure copine, celle avec qui il allait bien se marrer. J’étais la nana marrante et sympa, c’était ma manière d’attirer les regards. Mais bon, ça n’a pas forcément été la bonne méthode, j’ai toujours été la bonne copine avec qui il ne se passait jamais rien. Je crois que j’ai inventé la Friend Zone ! (rires)

J’étais la nana marrante et sympa, c’était ma manière d’attirer les regards. Mais bon, ça n’a pas forcément été la bonne méthode, j’ai toujours été la bonne copine avec qui il ne se passait jamais rien.

Tu as aussi beaucoup utilisé l’humour pour parler de tes problèmes de poids !

J’ai eu effectivement beaucoup de problème de poids. De 17 à 19 ans, pendant mes deux ans en école de théâtre, j’étais anorexique, je me suis affamée pour travailler davantage en tant que mannequin. Je suis devenue très flippante. De 19 à 20 ans, j’ai vrillé dans l’autre sens : j’ai doublé mon poids en seulement 4 mois passant de 40 à 80kg. A cette époque, je bossais chez Fox Kids et je faisais de l’impro avec quelques comédiens entre les programmes. Je me suis complètement repliée sur moi-même, j’ai arrêté la comédie. C’est à ce moment-là que je me suis mise à écrire des chansons car je ne souhaitais plus passer par l’image dans mon travail. De 20 à 25 ans, ma balance faisait du yoyo avant de finir par se stabiliser.

Qu’est-ce qui t’a fait remonter sur scène ?

Je faisais plein de petits concerts dans Paris mais je n’ai jamais réussi à signer dans une maison de disque pour faire un album. Cela a nourri une frustration qui m’a poussée à remonter sur scène : j’avais envie de chanter mais je ne voulais pas être le 1001ème concerts de Paris. Je me suis posée une question simple : qu’est-ce que je peux apporter de plus ? L’humour. C’est comme cela que mon premier spectacle a vu le jour : Joséphine Ose, dans lequel je mêle sketch autodérisoires et chansons. Je portais un tutu rose moulant, c’était ma façon d’exorciser ces années de souffrance par rapport à mon poids. Aujourd’hui tout cela me parait loin, mais je garde un regard plein de tendre sur cette période de ma vie.

Je t’ai découverte dans Plan Cœur. Comment t’es-tu retrouvée dans la série ?

J’ai simplement passé le casting ! Il y a eu beaucoup de tours et je pense qu’avoir décroché le rôle n’a pas été une question de talent, mais plutôt d’alchimie. Le but était de créer une symbiose entre les trois personnages principaux. L’énergie que je dégage n’aurait pas pu matcher avec tout le monde, tout comme celle de Sabrina Ouazani et de Zita Hanrot. Ce qui est fou, c’est que notre trio a super bien pris, tellement qu’on est devenues copines dans la vraie vie avec la bande de mecs aussi !

Je me rappelle que la première scène que j’ai joué pour le casting, c’est celle où elle attend son Uber qui n’arrive pas. Je me suis dit, c’est MOI !

Qu’est-ce qui t’a plu dans le scénario de Plan Cœur ?

Le personnage me ressemble beaucoup. Je suis très dans le contrôle. Et d’ailleurs toute la bande de comédiens se moque de moi car à chaque fois qu’on organise quelque chose ensemble, je suis celle qui balance sur le groupe WhatsApp : « Alors qui amène quoi ? On avait dit telle heure ? C’est toujours bon demain ? » Comme Emilie qui veut que tout soit prévu. Je me rappelle que la première scène que j’ai joué pour le casting, c’est celle où elle attend son Uber qui n’arrive pas. Je me suis dit, c’est MOI ! En tant que comédien, c’est bien d’explorer des choses loin de nous, mais c’est aussi drôle de se dire que c’est une partition qui me ressemble.

Dans la série, tu payes « un pute » pour remonter le moral de ton amie, aurais-tu pu faire ça dans la vraie vie ?

Avec Sabrina, on répond toujours la même chose : jamais je ne me permettrai d’interférer autant dans la vie de mon amie, jamais je ne prendrai une décision aussi importante pour elle sans échanger avec elle, et la mettre au cœur de la combine. Je tiens à rétablir tout de même la vérité : l’idée du pute vient du personnage de Sabrina ! (rires) Au début mon personnage est contre, et puis elle réalise que ça lui redonne le sourire, donc elle s’engouffre dans le mensonge. Cela partait d’une bonne intention, mais c’est tellement vicieux ! Je ne serai pas capable de faire ça.

Je viens d’une famille très éclatée : ma mère a eu 3 maris avec un enfant à chaque fois. J’ai été élevée dans un schéma où l’on ne croit pas à l’homme de sa vie.

Quelle est ta vision de l’amour ?

Comme le personnage d’Emilie, je suis en couple depuis 8 ans. Aujourd’hui, étant donnée la société dans laquelle nous vivons, je trouve que c’est un exploit ! (rires) Je viens d’une famille très éclatée : ma mère a eu 3 maris avec un enfant à chaque fois. J’ai été élevée dans un schéma où l’on ne croit pas à l’homme de sa vie. Je ne souhaite pas me marier. Je vois la vie en plusieurs chapitres : je ne resterai pas dans un foyer dans lequel je ne me sens pas bien. Aujourd’hui je me sens super bien, donc je ne me pose pas de question !

La saison 2 sort aujourd’hui sur Netflix, tu t’éclates avec ton personnage ?

Oui, Emilie a beaucoup évolué car elle a accouché. Elle garde son caractère de nana qui veut tout contrôler, de nana chiante, mais elle a moins ce côté hormonal hystérique. On la découvre plus en paix, et en même temps les expériences qu’elle va vivre vont encore l’emmener dans des zones de folie. C’était super d’avoir à explorer toute cette gamme de jeu. Mon couple est très central dans la saison : on est le pilier autour duquel tout le monde gravite, c’était super agréable.

Ton personnage porte souvent des tenues moulantes et ridicules…

Alors dans la saison 2, tu vas en avoir pour ton argent ! (rires) Tout est dans les costumes pour mon personnage.

La série a été super bien accueillie et maintenant il y a la pression de ne pas décevoir les attentes des téléspectateurs. J’espère que les gens seront surtout contents de retrouver notre bande, peu importe l’histoire.

Vous formez avec les comédiens de Plan Coeur, une bonne bande de potes à l’écran comme dans la vie. Comment appréhendez-vous la sortie de cette nouvelle saison ?

C’est très différent de l’appréhension qu’on avait pour la saison 1. On passait après Marseille qui n’avait pas été très bien accueilli, Netflix reproposait enfin quelque chose en France, il y avait une attente… Il y avait beaucoup de stress. La série a été super bien accueillie et maintenant il y a la pression de ne pas décevoir les attentes des téléspectateurs. J’espère que les gens seront surtout contents de retrouver notre bande, peu importe l’histoire. Dans la saison 2, il n’y plus cette tension du secret qui fini par être révélé. On suit davantage l’histoire d’amitié.

A côté de Plan Cœur, quels sont tes projets en cours et à venir ?

En France, on met beaucoup le gens dans les cases. Je ne veux pas être cataloguée « la fille qui ne fait que de la grosse comédie ». Je dois rester vigilante dans mes choix car j’ai aussi envie de faire du drame, je dois continuer d’alterner, si possible à égalité.

En ce moment on peut me voir aussi dans La Grande Classe sur Netflix, sorti le 30 août, c’est de la grosse comédie pour le coup ! (rires) Je commence le tournage d’un premier film qui s’appelle Les Cobayes d’Emmanuel Poulain. J’ai un petit rôle dans le film de mon compagnon qui s’appelle Un vrai bonhomme et qui sort le 8 janvier 2020. J’ai un rôle mi comique, mi dramatique dans le prochain film de Gastambide qui sort en février, j’ai tourné avec Sabrina. Je développe aussi un projet autour de la nourriture : une série documentaire sur les desserts et le sucre, ma passion… Et je fais une lecture de mon spectacle avec Fabien Ducommun : on présente notre projet pour trouver des partenaires et monter notre spectacle d’humour absurde qui s’appelle Gênance.

D’où vient d’ailleurs ce mot gênance que tout le monde emploie aujourd’hui ?

Eh bien, je n’ai pas de preuve, mais c’est mon ami et moi qui l’avons inventé il y a plus de 10 ans ! A l’époque, on était amis avec Valérie Damidot qui avait son émission sur M6. Elle rigolait tellement quand on utilisait ce mot qu’elle a commencé à le dire dans ses émissions.

Tu as plein de projets en cours et à venir, quelle est ta devise dans la vie ?

Moi je me plains toujours… J’en veux toujours plus et toujours plus vite, je suis une vraie râleuse ! (rires) Je manque cruellement de patience alors ma devise doit forcément être quelque chose du style : patience, les choses viendront.

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Charlotte D.

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