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Virée électro : et si on faisait un tour en Kadebostany ?

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Enfant adopté hanté par la sempiternelle question “D’où viens-tu ?”, Guillaume de Kadebostany décide de créer sa propre République : Kadebostany, un projet musical unique aux influences électro pour s’inventer des racines inconnues au travers de collaborations artistiques. C’est à lui qu’on doit notamment Castle in the Snow ou encore Mind If I Stay. Depuis, Guillaume sait qu’il vient d’Algérie, mais continue de faire vivre sa République pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Ce DJ au talent fou s’est confié à la rédac’ sur son parcours…

Kadebostany est né en 2011. Raconte-nous la genèse de ce projet musical…

Je faisais déjà de l’électro en solo, ça s’appelait Kadebostan. Et puis j’ai eu envie de faire quelque chose de plus conséquent et de collaborer avec plusieurs artistes, en studio et sur scène, aussi bien dans la musique que dans les arts visuels. Cela a aussi coïncidé avec une période où je ne connaissais pas mes origines, je suis un enfant adopté. Je vivais mal le fait de ne pas connaître mon pays de naissance alors que je voyageais beaucoup. On me demandait tout le temps d’où je venais et je répondais toujours “Je ne sais pas”. J’en ai eu marre et pour surmonter tout ça, je me suis dit pourquoi ne pas transformer ce manque en créant ma propre république : la république de Kadebostany. C’est parti d’un truc assez personnel et tabou pour moi. Puis plus tard j’ai découvert que je venais d’Algérie. J’ai transformé Kadebostany en quelque chose d’universel.

On me demandait tout le temps d’où je venais et je répondais toujours “Je ne sais pas”.

De nombreuses artistes collaborent avec toi pour Kadebostany. Comment les choisis-tu ?

J’ai une vision assez claire de la musique que je souhaite faire. Les musiciens avec qui je collabore viennent d’un peu partout et sont aussi habités par ce projet de créer une nouvelle république. Comme le concept est né à Genève, j’ai pu rencontrer des gens de tous milieux et de tous horizons.

J’aime m’affranchir des règles pour créer quelque chose de nouveau.

Quelles sont tes influences musicales ?

J’ai commencé avec l’électro, mais j’ai toujours été attaché à un côté très acoustique. J’aime mélanger pas mal d’instruments qui n’ont, a priori, rien à faire dans l’électro. J’aime m’affranchir des règles pour créer quelque chose de nouveau. Quand je compose un titre, je ne me dis jamais qu’il faut qu’il plaise à la radio ou à un large public. Je suis flatté quand des professionnels me disent qu’on ressent tout le travail fourni derrière mon album. J’aime composer une musique populaire mais avec une certaine exigence.

J’ai choisi un métier que je dois faire à 200% et qui ne se fait pas à moitié.

Tu es un laborieux, cette passion ne te dévore pas ?

Si, mais j’ai choisi un métier que je dois faire à 200% et qui ne se fait pas à moitié. Je ne vais pas me coucher si je sais que je peux mieux faire, je suis hyper perfectionniste mais c’est le moins que je puisse faire parce qu’en tant qu’artiste, si j’y crois pas, pourquoi les gens y croiraient ? Et en tant que musicien, on a une responsabilité vis-à-vis de nos fans. J’ai toujours été épaté de voir des musiciens qui, même en tournée après 10h de voyage, jouent comme s’il s’agissait de leur dernier concert devant une foule de 10 000 personnes. J’aime ce milieu où les gens sont à fond, j’adore voir ça et sentir que les gens sont passionnés, parce que quand t’es passionné tu peux tout faire, c’est la base de ma vie.

Pour le premier titre de ton nouvel album, tu as choisis Mind if I stay, pourquoi ?

Quand tu fais un album, t’as pas envie de jeter un morceau, tu les aimes tous. C’est un morceau qui était accrocheur et permettait d’être une porte d’entrée pour que les gens viennent et adhèrent à la république de Kadebostany. Les concerts c’est vraiment autre chose, j’invite les gens à venir nous voir en live !

L’art visuel est hyper étudié dans tes concerts, tu portes des costumes, quelle est l’idée derrière ?

La force d’un concept, c’est quand il est joué à fond. Alors pour ma république j’ai imaginé des uniformes. Ce qui est intéressant, c’est que chaque artiste avec qui je collabore va y mettre sa patte et sa propre vision.

Tu as cette force de savoir faire danser les gens. Comment fais-tu ?

Quand je compose un morceau, je ne me dis pas “Tiens je vais faire danser les gens”, en fait je pense que si je le voulais, je n’y arriverais pas ! (rires) C’est plutôt la chanson qui te dicte le rythme et la vibe qui doit aller autour, c’est difficile de préméditer ce que tu vas faire. Quand tu crées en studio, c’est l’un des rares moments où le marketing ne rentre pas en compte. Il faut lâcher prise et avoir cet appui hyper sincère, se dire « je vais me laisser aller », ne penser à rien d’autre et créer quelque chose qui sort des tripes. Ensuite, c’est au public de décider si ça lui plaît ou pas, mais au départ il y a quelque chose de très pur. C’est touchant aussi de recevoir des messages comme “merci parce que cette chanson m’a aidé à passer un cap”, alors que tu l’as créée dans ton studio, à l’abris des regards. Tu sais pourquoi t’es là.

Tu as des titres dormants ?

J’en ai plein, j’ai des disques durs plein de titres dormants et le but c’est de les terminer ! (rires) J’ai mon studio à l’étage chez moi, donc c’est pratique. Parfois je peux rester une semaine sans rien composer, puis m’enfermer 2 jours et créer 3 morceaux.  

Tu habites à Lausanne, en Suisse. Qu’apprécies-tu dans cette ville ?

Chez moi, je vis en autarcie ! (rires) La Suisse est une bonne base arrière quand tu es artiste car ce n’est pas une nation de musique avec une grosse industrie. Je me sens tranquille pour composer, il y a moins d’effervescence qu’à Londres ou Paris.

On me demande parfois si j’en ai pas marre de jouer toujours les mêmes morceaux et j’aime répondre comme l’un de mes musiciens l’avait fait : “Nous on l’a joué 500 fois, mais la personne qui est en face de toi, c’est la première fois qu’elle l’entend jouer en live !”.

Quelle est ton programme pour cet été ?

On est en tournée, on vadrouille à travers le monde, c’est comme une colonie de vacances avec une belle équipe ! C’est aussi la période où tu rencontres les fans. Le plus difficile, c’est le rythme à tenir : une ville par jour, c’est assez intense mais tu as une telle énergie quand tu joues. On me demande parfois si j’en ai pas marre de jouer toujours les mêmes morceaux et j’aime répondre comme l’un de mes musiciens l’avait fait : “Nous on l’a joué 500 fois, mais la personne qui est en face de toi, c’est la première fois qu’elle l’entend jouer en live !”. Je me rappelle toujours cette phrase.

 

As-tu prévu de souffler un peu cet été ?

Non ! (rires) En même temps, je fais ce que j’aime et puis selon les endroits de tournée, il y a la plage !

 

Charlotte D.

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