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On s’est glissées dans les coulisses du Festival We Love Green pour vous faire découvrir le trio électro transmanche à suivre cet été : Evergreen.

 
 

EVERGREEN, aka Fabienne, Michael et Will, se connaît depuis déjà longtemps et un album précédent (Towards, 2014 ), mais a choisi cette année de se réinventer, avec aux manettes le producteur Ash Workman (Christine & The Queens, Metronomy…). Résultat : un premier E.P tout aussi poétique que rythmiquement efficace enregistré l’été dernier sur la côte anglaise et qu’ils sont venus tester en live pour la première fois au festival.

Interview dans l’herbe (forcément !) à leur descente de scène, une rencontre durant laquelle le trio se fait très joliment écho… Ça tombe bien c’est le nom du morceau-titre de leur E.P (Aux Échos, clip ici ) qui confirme qu’on a envie d’en entendre plus très bientôt avec l’album Overseas qui sortira mi-juin !

Pourquoi le nom « Evergreen » et non plus « We were Evergreen » comme à vos débuts ?

Will : pour pouvoir être potes avec « We Love Green » (rires) !

Fabienne : on avait besoin de marquer une évolution avec notre nouvel album, de revenir à l’essentiel… En fait « Evergreen » était notre premier nom, c’est un retour aux sources finalement…

Michael : On voulait être plus explicites, raconter une histoire avec ce nom d’Evergreen (qui se traduit  par « conifère », mais aussi « impérissable » ou « indémodable » ndlr) . On emploie « conifère » dans deux morceaux, ça va dans ce sens. On veut assumer notre identité avec franchise.

Notre engagement est plus artistique que franchement politique. On s’engage à rester curieux, ouverts d’esprit, à voyager le plus possible…

« We Love Green » se définit comme un festival engagé ; qu’est-ce que l’engagement pour vous ?

Will : notre engagement est plus artistique que franchement politique. On s’engage à rester curieux, ouverts d’esprit, à voyager le plus possible…

Michael : à poser des questions plus qu’à y apporter des réponses, à essayer de faire réfléchir sans donner forcément notre avis

Fabienne : s’engager ça peut aussi vouloir dire de ne jamais se laisser emporter dans les habitudes, qu’il s’agisse du tri des déchets ou d’autre chose, je me trouve pas encore au point là-dessus par exemple… Il faut toujours accepter de revoir pour faire mieux !

On nous dit beaucoup qu’on est « électro », alors qu’on est loin de digitaliser complètement notre musique, on essaie de se rapprocher au plus de l’humain…

Vous venez de jouer pour la première fois ici votre nouvel E.P, quels aspects de votre électro pop douce-amère ressortent plus en live qu’en studio ?

Michael : on nous dit beaucoup qu’on est « électro », alors qu’on est loin de digitaliser complètement notre musique, on essaie de se rapprocher au plus de l’humain… Mais ça doit être les textures, les claviers…

Will : c’est vrai qu’on est moins « geeks » que certains groupes qui font tout sur l’ordi… On ne dématérialise pas tant que ça. Par contre, on essaie de créer une atmosphère dansante en live, contrairement à l’album qui va être plus intimiste. On a aussi modifié notre configuration, Fabienne est maintenant au milieu et ça permet plus de déplacements.

Fabienne : on s’est beaucoup simplifiés la vie avec ce nouveau placement, on a gagné en liberté et en plaisir en live.

La traversée dont on parle a la mer comme espace central : pour les migrants comme pour tous c’est un espace de vie et de mort à la fois.

 

Le morceau « Tongues » évoque le déracinement, et vous êtes encore deux sur trois à vivre à Londres (Fabienne et Will, ndlr). Comment avez-vous vécu le Brexit et les récents événements en Europe et en quoi ont-ils influencé l’écriture de l’album ?

Michael : c’est vrai que le Brexit et l’arrivée au pouvoir de Trump ont clairement influé sur l’écriture de l’album… On s’était imaginés autre chose, on avait pris parti pour une autre issue et pour nous ça a été l’échec d’un certain aspect rationnel, ça nous a marqués. Forcément on retrouve cela sur l’album, mais aussi à travers les thèmes de la traversée et du revirement la crise des migrants qui continue de faire rage même si on en parle moins dans les médias. La traversée dont on parle a la mer comme espace central : pour les migrants comme pour tous c’est un espace de vie et de mort à la fois.

Will : Michael et moi sommes nés près de la mer, on y a grandi, donc il y a aussi cette idée du retour à la nature et à l’essentiel. On a également une bipolarité français anglais sur les morceaux qui correspond à une génération internationale, qui voyage, qui questionne son rapport à la langue et aux origines… On est toujours l’étranger de quelqu’un d’autre…

Michael : d’où le nom de l’album « Overseas » (« outre-mer », « à l’étranger » ndlr), il sort le 15 juin !

Votre rituel beauté ou bien-être avant de monter sur scène ?

Fabienne : il y a de tout dans notre groupe, du plus au moins rock (sourire à  Will, voir photos)… Moi je dors beaucoup et je bois de l’eau, ça marche très bien !

Michael : moi je n’en ai pas un en particulier…

Fabienne : si, il repasse ses chemises, ça le détend !

Will : moi déjà le rituel de base c’est d’arriver à l’heure (rires). Ensuite les vocalises en échauffement c’est toujours à trois, et ça, ça ne change pas.

  • EP « Aux Échos » déjà disponible
  • Album Overseas sortie le 15 juin

Aux Échos

 

 

Pauline Delsalle

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